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"UnAmerica" de Momus

Pays : Royaume-Uni

Tags : Momus, Nick Currie, UnAmerican

"Les Américains ont tourné le dos à l'idée que je me fais des humains, surtout des chrétiens. Si j'en étais capable, je fracasserais cette nation en mille morceaux". C'est Dieu qui parle ainsi. Dieu qui commence à ressentir les affres d'Alzheimer, Dieu qui est désormais agent d'entretien dans un fast-food de la Caroline du Sud. Il charge alors un jeune homme, le bien nommé Brad Power, de des-américaniser le pays. Ce sont là les prémisses de "Unamerica", le quatrième roman de Momus, le deuxième -après "Le Livre des blagues"- à être traduit en français. Momus, c'est Nick Currie, un écossais résidant à Osaka et qui depuis le milieu des années 80 a publié une trentaine d'albums, un véritable catalogue chanté de déviances sexuelles et autres histoires insensées, sous haute influence croisée Bataille-Bowie-Gainsbourg.

 

Littérature : "Unamerica" de Momus

Dès ses premières miniatures sous l’alias Momus (le bien nommé "Hotel marquis de Sade" sur son EP inaugural, en 1985), Nick Currie s’est plu à décliner son corpus littéraire. Du canevas serré des refrains / couplets s’échappent pêle-mêle T.S. Eliot, André Gide, Paul Valery, D.H. Lawrence, Kafka, Mishima, Anaïs Nin, Henry James, Philip Roth, Lautréamont, Wittgenstein, Bret Easton Ellis, Sacher Masoch, George Bataille ou, à répétition, le Divin Marquis – et encore s’en tient-on là aux cinq premiers albums d’une discographie qui en compte une trentaine. 

Investissant l’art du roman, il est logique que ce garçon injecte dans ses chapitres chansons et musiciens. Dans "UnAmerica", la playlist se joue des chapelles. La voici commentée, pochettes de vinyles à l’appui, par l’auteur.

Dernière màj le 8 décembre 2016