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Un sommet sur le climat voué à l'échec

Pays : États-Unis

Tags : UN-Klimagipfel, Klimawandel, Erderwärmung

Il y a cinq ans, la conférence de Copenhague s’était achevée sur un échec. Les différents États ne sont pas parvenus à s’entendre sur les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Le 23 septembre, le sommet extraordinaire sur le climat de New York a pour ambition de relancer le processus vers un accord contraignant à la Conférence de Paris en 2015. Mais sans la présence de deux des plus gros pollueurs de la planète, les objectifs du sommet semblent compromis.

"Nous ne sommes pas là pour parler mais pour écrire l’Histoire." Dès l’ouverture du sommet, Ban Ki-Moon a voulu lancé un appel fort. Le secrétaire général des Nations unies a exhorté la centaine de dirigeants mondiaux présents à prendre leurs responsabilités face à la gravité du réchauffement climatique. Il espère ainsi les convaincre de s’engager à conclure un accord lors de la prochaine conférence sur le climat à Paris pour limiter la hausse de la température mondiale à moins de deux degrés Celsius, un objectif déjà fixé à Copenhague.

 

Fonds vert

Le secrétaire général de l’ONU a également appelé les gouvernements à mettre la main au portemonnaie pour alimenter le Fonds vert pour le climat, créé lors de la Conférence de Copenhague. Un appel notamment entendu par la France qui a annoncé une contribution à hauteur d’un milliard de dollars. En juillet dernier, l'Allemagne avait déjà annoncé une contribution d'un milliard de dollars. Au total, 2,3 milliards de dollars en promesses de financement ont été récoltés. L'objectif est pourtant loin d'être atteint. Le Fonds vert doit réunir 10 milliards de dollars d'ici la fin de l'année et 100 milliards par an à partir de 2020.

 

Les principaux intéressés aux abonnés absents

Le sommet ne devrait pas pour autant apporter les résultats escomptés. Les dirigeants de l’Inde et de la Chine, deux des plus gros émetteurs de gaz à effets de serre au monde, ont brillé par leur absence. Seuls des représentants de moindre niveau étaient présents. La chancelière allemande, Angela Merkel, ne s’est pas non plus déplacée.

 

La situation semble pourtant critique. Ces cinq dernières années, les émissions de gaz à effet de serre ont battu de nombreux records pour atteindre une concentration jamais égalée en 2013. Et selon les scientifiques, si les émissions restent à leur niveau actuel, la planète devrait se réchauffer de quatre à cinq degrés d’ici la fin du siècle.

 

 

 

 

Dernière màj le 8 décembre 2016