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Un plan de paix malgré Bachar al-Assad

Pays : Welt

Tags : Bachar al-Assad

Cessez-le-feu, gouvernement de transition et élections dans les dix-huit mois : le processus de Vienne, qui vise à résoudre politiquement le conflit syrien, est ambitieux. Le 18 décembre, il été adopté à l'unanimité lors d'une réunion internationale à New York. Dès le mois de janvier, les négociations devraient donc commencer entre le pouvoir et l'opposition afin de mettre fin à plus de quatre ans de guerre. Mais le principal point de désaccord, le sort de Bachar al-Assad, reste en suspens. Sera-t-il à la table des négociations ? Notre état des lieux des négociations et des forces en présence.

La réunion internationale du 18 décembre s'inscrit dans le processus de Vienne : dix-sept pays, y compris la Russie et l'Iran, ont établi le 14 novembre une feuille de route politique pour la Syrie. Quels sont, actuellement, les objectifs qui pourraient être atteints et dans quels délais ? 

Syrie Vienne FR

Avec ou sans Assad : l'ultime blocage

C'est le principal point de discorde : le rôle de Bachar al-Assad dans le processus de transition. Pour l'opposition syrienne, les Etats-Unis, l'Allemagne, la France et l'Arabie Saoudite, le départ du président syrien est nécessaire. "Il est temps de mettre fin à la guerre en Syrie, sans Assad" a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel, le 16 décembre au Bundestag.

La Russie et l'Iran réclament quant à eux le maintien de Bachar al-Assad à son poste dans le gouvernement de transition. Leur principale crainte ? Perdre leur allié syrien et leur influence dans la région. Jusqu'à maintenant, ils ont agité cette menace : le départ de Assad va créer un vide, déclencher un effondrement du régime et des forces de sécurité et ouvrira un boulevard au groupe Etat islamique.  

A l'issue de leur rencontre du 15 décembre, John Kerry et Sergueï Lavrov n'ont pas caché que leurs divergences concernant le rôle d'Assad dans le processus de transition subsistaient. Mais les positions ont évolué des deux côtés : "nous ne croyons pas que Assad a la capacité de diriger la future Syrie" selon John Kerry, qui a ajouté "qu'ils se sont concentrés sur le processus politique au moyen duquel les Syriens pourront prendre des décisions sur l'avenir de la Syrie"

Reste à voir comment ce point de blocage va être dépassé et quels pays accepteront de faire des concessions.

 

Quelle opposition pour la transition ?

La seconde inconnue concerne les groupes de l'opposition pouvant, ou non, participer aux pourparlers. Certains risquent d'être exclus pour activités terroristes. La Jordanie est chargée de "coordonner une liste commune de groupes terroristes" sous l’égide du Conseil de sécurité de l’ONU.

 

Qui veut quoi ?

Le conflit syrien engage des acteurs aux intérêts divergents. C'est l'une des principales causes des difficultés pour trouver une solution politique : 

 

Acteurs Syrie

 

Dernière màj le 8 décembre 2016