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La crise des réfugiés domine les législatives slovaques

Pays : Slovaquie

Tags : Réfugiés, élections législatives, union européenne

Le premier ministre Robert Fico vise la victoire aux législatives slovaques de samedi, après avoir mené tambour battant une campagne marquée par de virulents discours anti-migrants. Autrefois pro-européenne, sa position désormais anti-réfugiés et anti-musulmans est de plus en plus partagée par d’autres partis. Malgré une croissance économique stable et une intégration européenne réussie, la Slovaquie s'oppose fermement au système de quotas de réfugiés imposé par Bruxelles. 

La Slovaquie, prise d’assaut par les migrants qui envahissent l’Europe.” C’est ainsi que le populiste de gauche Robert Fico décrit son pays. Pour assurer sa réélection, le premier ministre n’hésite pas à utiliser des images choc diffusées dans son clip de campagne.

Son nouveau slogan : “protéger la Slovaquie” trouve écho auprès d’une certaine frange de la population. Selon les sondages, 70% des Slovaques s’opposent à l’accueil des réfugiés et 35% des électeurs soutiennent le parti social-démocrate de Robert Fico. Pourtant, le pays n’est que très peu concerné par la crise mondiale des réfugiés. Ceux-ci empruntent principalement la route des Balkans avec en ligne de mire l’Allemagne ou le Royaume-Uni.

Notre graphique interactif sur les enjeux des législatives : 

 

Sources : Le Monde, Eurostat, AFP
 
Les citoyens, davantage préoccupés par l’économie 

Si la rhétorique de Robert Fico s’est montrée payante dans un premier temps, son impact tend toutefois à diminuer. Les électeurs se préoccupent davantage des problèmes de la vie courante liés à la politique intérieure : fin février, des grèves d'enseignants et de personnels médicaux ont éclaté pour dénoncer l'absence de moyens et réclamer des augmentations de salaire.

L'ancien communiste compte rebâtir son image sociale avec une série de promesses : après avoir déjà augmenté la TVA sur les produits alimentaires de base ainsi que les allocations familiales et le salaire minimum, il s'est engagé - en cas de victoire - à augmenter les salaires dans l'enseignement "d'au moins 25%".

Dernière màj le 8 décembre 2016