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Sidération à Magnanville

Pays : France

Tags : Assassinat, Policier, police, Etat Islamique

Deux jours après la tuerie d’Orlando aux Etats-Unis qui a fait 49 morts, c’est Magnanville dans les Yvelines qui a été frappée par une nouvelle attaque jihadiste. Un couple de policiers a été tué à son domicile lundi soir, le 13 juin. L’agresseur a revendiqué cette attaque au nom de l’Etat Islamique. Suite à cet assassinat, la France s’est recueillie mercredi en hommage aux deux fonctionnaires de police. 

Mercredi midi, une minute de silence a été observée dans l’ensemble des commissariats de France ainsi qu’au ministère de l’Intérieur en présence du président François Hollande, du Premier ministre Manuel Valls et du ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve. Si Jean-Baptiste Salvaing  "a été pris pour cible, s’il a été assassiné c’est parce qu’il était policier. Et si Jessica Schneider est morte (…) c’est parce qu’elle était sa compagne et elle-même fonctionnaire au sein d’un commissariat de police", a déclaré le ministre de l’Intérieur. Au même moment, plusieurs centaines de personnes étaient rassemblées à Magnanville, près du domicile du couple.

Les faits

Lundi, 13 juin, peu après 20h, Jean-Baptiste Salvaing, 42 ans, commandant de police adjoint du commissariat des Mureaux, a été tué devant son domicile. Son tueur, Larossi Abballa, 25 ans, lui a assené plusieurs coups de couteau. Il a ensuite séquestré à l’intérieur de la maison la compagne du policier, Jessica Schneider, 36 ans, agent administratif du commissariat de Mantes-la-Jolie, avant de l'égorger. Le fils du couple, trois ans, a été retrouvé dans un état de sidération clinique.

Menace sur l’Euro 2016

D'après les premiers éléments de l'enquête, le terroriste aurait laissé entendre aux hommes du RAID qu'il connaissait Jean-Baptiste Salvaing. Avant d’être abattu par la police, Abballa a également revendiqué son acte au nom du groupe jihadiste Etat Islamique. Le tueur a posté en direct une vidéo sur les réseaux sociaux. Dans cet enregistrement, il a promis d’autres attaques pour l’Euro 2016. "L’Euro sera un cimetière", a-t-il menacé. Il a aussi appelé "à attaquer des policiers, des journalistes, des gardiens de prison et des rappeurs." 

Recherche de complicités

Les enquêteurs français cherchent désormais à déterminer si le tueur a pu bénéficier de complicités dans la préparation de ces meurtres. Larossi Abballa, originaire des Yvelines, était déjà connu des services de police. Il avait été condamné en 2013 à la prison pour participation à une filière jihadiste vers le Pakistan. 

 

Dernière màj le 16 juin 2016