Sicile : le nouveau Lampedusa

Pays : Italie

Tags : migrants, Sicile, Lampedusa

Plus jamais ça ! C'était le cri lancé par les Européens après la catastrophe de Lampedusa en octobre 2013. 360 migrants avaient péri, venus de l'autre rive de la Méditerranée.

 

 

Sicile : le nouveau Lampedusa

 
 

Depuis, le centre d'accueil de la petite île italienne a été fermé et l'Italie a lancé Mare Nostrum, une opération militaro-humanitaire qui recueille en mer les réfugiés qui tentent de rejoindre l'Europe.

Deux éléments qui ont eu pour conséquence de modifier les routes de l'immigration et d'accroître encore le nombre des départs puisque la traversée est devenue moins périlleuse pour les migrants, et plus simple à organiser pour les passeurs.

Résultat, les migrants arrivent escortés par la marine militaire italienne et ils débarquent en masse, principalement sur les côtés du sud de la Sicile, souvent dans des petites villes qui ne sont ni préparées ni équipées pour recevoir un nombre toujours plus important de personnes. Pozzallo est l'une de ces communes qui accueillent ceux qui fuient la guerre, la dictature et la misère. Son maire fut le premier à lancer un cri d'alarme, en parlant d'un deuxième Lampedusa. Comment la petite ville fait-elle pour gérer ce flux incessant ? 
 

de Meline Freda, Elsa Kleinschmager et Florence Touly – ARTE GEIE - France 2014

 

 

 

Pozzallo a toujours été une ville tournée vers la mer. Par nécessité, pour briser l’isolement d’une bourgade enclavée dans le sud de la Sicile. Aux meilleurs moments, la mer et la marine marchande ont donné du travail à plus de 70% des hommes. Aujourd’hui, Pozzallo accueille des milliers de migrants. Des hommes, des femmes, des enfants qui fuient la guerre et la misère. Un flux ininterrompu de personnes qui traversent la Méditerranée et arrivent par bateau en Sicile, à la recherche d’un asile, d’une vie meilleure. Curieux renversement de l’histoire car l’Italie et la Sicile ont longtemps été des terres d’émigration. Les fils et filles de la péninsule sont d’abord partis en bateau vers les Etats-Unis puis vers l’Europe du Nord pour trouver du travail.

Pozzallo : marins et migrants

 

Sandra est Camerounaise, elle a 22 ans. Elle a quitté son pays  il y a cinq ans, après la mort de son père. Selon la tradition et la volonté du défunt, elle aurait dû arrêter ses études pour s’occuper des anciens du village natal de son père. C’est alors qu’elle décide de quitter Douala, la capitale économique du sud du Cameroun.  Direction la Libye puis l’Italie. 

 

L'odyssée de Sandra, du Cameroun à l'Italie

 

Dernière màj le 8 décembre 2016