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Second mandat pour Dilma

Pays : Brésil

Tags : Dilma Rousseff, Elections, Présidentielle

Dilma Rousseff a été réélue présidente du Brésil avec un score étriqué. 51,64% des voix contre 48,36% pour son adversaire de centre-droit  Aécio Neves. Elle débute un second mandat qui s’annonce compliqué, avec des défis tels que l'économie, la corruption et la division des Brésiliens.

Le Brésil de 2014 n'est pas le même qu'il y a quatre ans, quand Dilma Rousseff avait hérité de son parrain politique, Luiz Inácio Lula da Silva, d'une croissance économique de 7,5%. La population était euphorique avec l'amélioration du niveau de vie après huit ans de gouvernement Lula qui avait sorti 29 millions de Brésiliens de la misère et augmenté comme jamais le crédit et la consommation. Depuis, l'économie brésilienne a fortement ralenti jusqu'à entrer en récession au premier semestre. L'inflation est en surchauffe, l'industrie perd du terrain et les comptes publics se dégradent. Pour regagner la confiance du milieu des affaires, la chef de l'Etat a déjà annoncé qu'elle changera son ministre de l'Economie, et l'expectative est grande sur le nom de son successeur.

 

Dilma face à la fracture

Tirant les leçons de ce succès en demi-teinte, dans son premier discours, la présidente, a appelé à la paix, à l'union et au dialogue. Car cette campagne électorale, émaillée d'attaques personnelles, a scindé le pays en deux blocs : les plus pauvres en faveur de Dilma Rousseff, les plus aisés pour le candidat "du changement". Dilma Rousseff  a pourtant jusqu'à présent défendu sa politique économique en attribuant les nuages actuels au seul contexte international. Même si elle se félicite d'avoir continué à augmenter les bas salaires et d'avoir abaissé le chômage à son plus bas niveau historique à 4,9%. Mais bon nombre estiment qu'avec une croissance pratiquement nulle cette année, le Brésil perdra des postes de travail en 2015. Et les grandes manifestations de rues de 2013 ont montré que les Brésiliens attendaient d'urgence l'amélioration des services publics de santé, d'éducation et de transports.

Dernière màj le 8 décembre 2016