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Royaume-Uni - Travail sexuel pour étudiants

Pays : Royaume-Uni

Tags : prostitution, Etudiants

Une étude de l’université de Swansea indique que les jeunes britanniques sont de plus en plus attirés par la prostitution et par ses rémunérations très lucratives.

Pour payer ses études, faire des extras en salle ou la plonge dans le restaurant du coin ne semble plus suffire. Au Royaume-Uni, certains jeunes se tournent vers d’autres types de « jobs ». Publiée le 27 mars, une étude de l’université de Swansea (Pays de Galles) montre qu’un étudiant sur vingt a recours au travail sexuel pour subvenir à ses besoins. Sur les 6 750 personnes interrogées, 5 % des hommes et 3,5 % des femmes ont déclaré avoir déjà travaillé dans l’industrie du sexe.

La prostitution n’est pas la seule option. Les jeunes concernés énumèrent une foule de boulots potentiels, comme le rapporte The Guardian. Service d’escort, strip-tease en live ou sur Internet, photos érotiques ou encore téléphone rose, les activités ne manquent pas pour parvenir à boucler les fins de mois. Selon le Dailymail, le lap dancing peut rapporter entre 70 et 1 100 euros la nuit. Avec l'escorting, on grimpe jusqu’à des milliers d'euros par semaine.

Des sommes qui font tourner les têtes, et 22 % des sondés ont déclaré avoir déjà envisagé de franchir le pas. Depuis 2012, plusieurs recherches ont démontré que de plus en plus d'étudiants vivent sous le seuil de pauvreté, à cause de l'augmentation du coût de la vie et des aides financières de l’État gelées. Selon ces mêmes travaux, la dette moyenne des étudiants britanniques s'élèverait à plus de 60 000 euros.

L'argent n’est pas le seul motif

Pour les deux tiers des personnes interrogées, la principale motivation réside donc dans l'accession à un meilleur niveau de vie : 56 % déclarent le faire pour payer les frais du quotidien et 40 % pour réduire leurs dettes à la fin de leurs études. Mais l'argent n'est pas le seul motif : 54 % des étudiants déclarent le faire par curiosité et 44 % citent le plaisir sexuel comme finalité.

« La plupart des étudiants ont gardé leurs occupations secrètes à cause de la stigmatisation sociale et la crainte d'être jugé par la famille et les amis », déclare Tracey Sagar, responsable de l'étude. Elle poursuit : « Il est désormais essentiel que les universités se dotent des compétences nécessaires afin de mieux comprendre la question, et que les services universitaires soient en mesure d’aider ces étudiants. »

 

Franck Berteau

 

Dernière màj le 8 décembre 2016