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Royaume-Uni – Santé sous e-surveillance

Pays : Royaume-Uni

Tags : Google, e-surveillance

Google a convenu avec trois établissements médicaux d’avoir accès aux données de leurs patients pour la mise au point d’une appli.

Grâce à un accord conclu avec le service de santé britannique, Google a désormais accès aux données médicales de quelque 1,6 million de patients. Repris par Courrier International, c’est le magazine New Scientist qui a rendu public l’accord en question. Il s’agit d’un contrat entre Royal Free – un groupe de trois hôpitaux au Royaume-Uni – et DeepMind, une filiale Google spécialisée dans l’intelligence artificielle. But de la collaboration : donner à DeepMind accès aux données médicales de personnes atteintes d’insuffisance rénale pour élaborer une nouvelle application – baptisée « Streams » - qui doit aider les médecins dans le suivi médical de ces patients.

Le hic, c’est que DeepMind a accès à beaucoup plus de données que prévu, explique le New Scientist. Les hôpitaux lui communiquent non seulement les données médicales des patients atteints d’insuffisance rénale, mais aussi celles de tous leurs patients : « DeepMind a accès à un large éventail de données, comme des informations sur des personnes qui sont porteuses du VIH, qui ont fait une overdose, qui ont subi un avortement… Et le contrat couvre une période qui remonte à cinq ans. »

Une seule base de données pour tous les patients

Pourquoi les hôpitaux ont-ils donc permis l’accès aux données de tout le monde, alors que l’appli ne s’adresse qu’aux patients souffrant d’insuffisance rénale ? La réponse est simple : « Selon Google, il n’existe pas de base de données séparée ne recensant que les patients atteints d’insuffisance rénale. Pour mettre au point l’appli Streams, Google a besoin d’avoir accès aux données de tout le monde. » Disposant d’une mine d’informations médicales, le géant du web est soupçonné « d’avoir des projets qui vont bien au-delà de son projet Streams ».

 

 

Dernière màj le 8 décembre 2016