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Quand les élites filent à l’anglaise

Pays : Royaume-Uni

Tags : Fuite des cerveaux, Recherche scientifique

Cette semaine, VOX POP a enquêté en Grande-Bretagne, dernier rempart européen contre la fuite des cerveaux. C'est en effet le pays d'Europe qui auojourd’hui attire le plus de chercheurs. Ce succès est le résultat d'une politique active mise en place pour contrer la concurrence des universités américaines et asiatiques.

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Chaque semaine sur le web, VOX POP vous propose d’explorer en profondeur les sujets d’enquête et les portraits de l’émission. Nos journalistes partagent ici les documents sur lesquels ils se sont appuyés pour mener l’enquête de la semaine, ainsi que des articles pour aller plus loin.

 

Dans une Europe en crise, la tentation de prendre le large est forte chez les jeunes bardés de diplômes. Comment lutter contre la fuite des cerveaux ? Comment parvenir à attirer des chercheurs étrangers ?
La question se pose plus que jamais pour les pays européens. À commencer par ceux du Sud, les plus touchés par la crise depuis plusieurs années, notamment l’Italie, la Grèce ou encore l’Espagne, où les faibles débouchés et les coupes budgétaires dans le secteur de la recherche ont déjà précipité le départ d'une partie des élites et des jeunes diplômés.

la France accueille bien plus de diplômés qu'elle n'en voit partir."

Source : Sciences Po - mars 2014

Mais aujourd'hui, le phénomène touche d’autres pays d’Europe. Désormais même l'Autriche, qui affiche pourtant le taux de chômage le plus bas d'Europe, a du mal à garder ses travailleurs les plus qualifiés. « Les étudiants en médecine sont débauchés par la Suisse et l'Allemagne dès la sortie de l'université » expliquait, le 3 avril, Franz Schellhorn du think tank économique Agenda Austria, dans les colonnes de Libération. En Allemagne aussi, on s'inquiète de la fuite des cerveaux. En février dernier, une commission d'experts remettait un rapport à Angela Merkel dans lequel ils affirmaient : « L'Allemagne perd beaucoup de ses meilleurs scientifiques (...) Le système allemand de recherche ne semble pas assez attractif ». Selon ce rapport, entre 1996 et 2011, plus de 23 000 chercheurs actifs auraient émigré, tandis qu'un peu moins de 20 000 seraient venus s'installer en Allemagne. Et qu'en est-il en France ? Selon une récente étude de Sciences Po, il faut se méfier des constats alarmistes : l'émigration des diplômés français est plus faible qu'ailleurs. Bien qu'en hausse, elle l'est moins que dans les autres pays de l'OCDE. Et surtout, la France accueille bien plus de diplômés qu'elle n'en voit partir.

 

Manuel Vicuña

 

 

Dimanche 27 avril

20:15

Vox Pop

La fuite de cerveaux

 

 

 

Dernière màj le 8 décembre 2016