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Prostitution, le grand bordel européen

Pays : France

Tags : prostitution, Sénat, loi

Il faut croire que le sujet intéresse, et divise… Depuis plus d'un an maintenant, les législateurs français débattent des mesures à prendre pour lutter contre la prostitution. Une proposition de loi, inspirée par le modèle suédois, prévoit un renforcement de la lutte contre le proxénétisme, une aide aux victimes et une politique de prévention auprès des jeunes. Pour l'instant, le texte effectue la traditionnelle navette parlementaire, où sénateurs et députés amendent ce que l'autre Chambre a pu voter. Revenu à l'Assemblée le 12 juin, le texte a de nouveau été modifié par les députés pour revenir au point de départ : suppression du délit de racolage et pénalisation du client. Deux mesures pourtant supprimées par le Sénat en mars dernier. En France, la prostitution est légale, mais le proxénétisme est sanctionné. Mais la situation est loin d'être la même partout en Europe. Etat des lieux.

 

 

L’abolitionnisme est une idée fondée sur la Convention pour la répression de la traite des êtres humains, et de l’exploitation de la prostitution d’autrui votée le 2 décembre 1949 par l’Assemblée générale de l’ONU - et celle-ci concerne principalement les femmes. Des marchés de femmes existent aujourd’hui, notamment dans le sud de l’Europe, où les différents réseaux passent commande.

 

Une fois en Europe, la surveillance des proxénètes est à peu près invisible et s’effectue essentiellement par portable. Les véritables proxénètes résident souvent dans leurs pays d’origine, et recrutent des délinquants locaux pour assurer la surveillance des femmes. C’est pour lutter contre ce trafic humain que les Suédois ont mis en place leur législation il y a maintenant une dizaine d’années. Un modèle hypocrite pour ses détracteurs. Pour eux, pénaliser les clients, c’est dégrader les conditions de travail des prostitué(e)s, et c'est totalement illusoire car "on n’abolit pas les désirs". Il y a donc l’idée que la "masculinité" passe par la prostitution. L’homme aurait donc des "besoins sexuels" irrépressibles que la prostitution a pour fonction d’assouvir – et la femme serait là pour y répondre ? Le débat est ouvert…

 

La prostitution, un "métier" comme un autre ? Un court-métrage de Frédérique Pollet-Royer et Siham Bel (Lesjeunespourlabolition.fr) :

 

Dernière màj le 8 décembre 2016