|

Petite Noir, fer de lance du "Noirwave"

Pays : Afrique Du Sud

Tags : Petite Noir, musique

"La rencontre de Joy Division et du Graceland de Paul Simon" : c'est en ces termes que le quotidien britannique The Guardian avait catalogué les premiers efforts discographiques de Petite Noir, alias Yannick Ilunga, un jeune musicien d'origine angolaise et congolaise, résidant entre Londres et l'Afrique du Sud. 


L'emprunt aux musiques noires par des musiciens blancs est une donnée courante. Même à l'époque du post-punk, on avait pu assister à l'injection de rythmes africains dans une musique pour le moins rigide et au teint pâle ; Talking Heads période "Remain in light" en est l'exemple le plus probant. Il est en revanche plus rare d'assister à l'éclosion d'un artiste africain qui fait son miel des atmosphères brumeuses et des rythmiques raides de la new wave. Petite Noir entend capitaliser là-dessus et n'a pas attendu que la presse spécialisée anglaise, si prompte à étiqueter tout ce qui se présente de nouveau, trouve un sobriquet à sa musique. Il dégaine lui-même le terme de "Noirwave" pour la cataloguer. Maintenant, ce genre auto-proclamé est-il destiné à devenir un réel courant musical ou à n'être qu'un gimmick éphémère ? En attendant, "La vie est belle", premier album de Petite Noir, a le mérite d'être original et excitant. C'est déjà beaucoup.

Petite Noir lance le "Noirwave"

 

Dernière màj le 8 décembre 2016