Palais Duplex Archive : Gilles Jacob le newbie

Pays : France

Tags : humour, Cannes, Festival

- Palais Duplex, un regard humoristique sur l'actualité cannoise -

C'est le dernier jour de Festival de Cannes pour Gilles Jacob en tant que Président. 

Nous pourrions lui rendre hommage de beaucoup de façons. Dire à quel point sa personnalité et son omniprésence ont incarné pendant plus de trente ans la malice de la compétition, la capacité du Festival à minauder en permanence entre l'entreprise et le spectacle, entre l'art et l'industrie, entre la projection et la fête, sans jamais se jeter dans les bras de l'un ou de l'autre, entretenant ainsi l'excitation de ce duel permanent.
Il a été le maître d'ouvrage du Festival tel qu'il est aujourd'hui, avec ses qualités et ses faiblesses. En guise d'hommage, nous avons retrouvé cette archive de l'INA où un Gilles Jacob fraîchement nommé délégué général du festival, répond à la coule aux questions d'un animateur sur une plage cannoise.

 

Vous en sortirez avec une sensation étrange : rien n'a changé. Au mot près, les mêmes questions se posent encore aujourd'hui, sur la sobriété des thèmes abordés au festival, sur "la crise", sur l'absence de comédies à l'écran, la sélection, etc...
 

« Vous ne pouvez pas empêcher aux réalisateurs d’être des plaques sensibles qui reflètent l’angoisse du monde moderne  » dit Jacob en 1978. Trente-six ans plus tard, la grande nécessité de témoigner du monde chère aussi à Thierry Frémaux nous fait voir cette année à Cannes les émeutes de Maïdan, le djihad au Mali, une Afrique qui court, la Thétchénie, la Syrie, des caricaturistes en danger... 
 

Ce qui aura le plus changé en 36 ans, ce sont les fêtes visiblement. On s'en rend compte lorsque Jacob annonce avec fierté que la fête fut au rendez-vous cette année-là grâce à  "une course cycliste (...) où des comédiens, réalisateurs et professionnels ont pédalé de La Bocca au Majestic."
A réorganiser en 2015. La bise, Gilles.