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Ovnis, les dossiers européens

Pays : Union européenne

Tags : Ovnis, Militaires

Le ciel européen n’est pas vierge de phénomènes inexpliqués. L’horizon de  l’Italie, du Royaume-Uni ou encore de la France se nimbe à intervalles réguliers de mystères, sur lesquels ne se penchent pas seulement les amateurs de science-fiction ou les chercheurs d’extraterrestres… 

Les gouvernements ont toujours prêté beaucoup d’attention à ce qui se passe dans leur espace aérien. Ils ont depuis longtemps confié l’étude des phénomènes les plus mystérieux à leurs militaires, experts aérospatiaux et scientifiques. C’est en Angleterre que l’intérêt des militaires pour les phénomènes aériens inexpliqués a été le plus clairement assumé. Un département Ovnis a même été créé au sein du ministère de la Défense. De 1950 à 2009, une « hotline » a par ailleurs permis de recueillir les appels de citoyens observant des phénomènes aériens non identifiés (PAN) dans le ciel britannique. Nick Pope, ancien fonctionnaire du ministère de la Défense, en charge des enquêtes sur les PAN de 1991 à 1994, estimait dans un article publié en 2009 par The Guardian que « Le ministère de la Défense n’aurait pas dû fermer sa hotline. C’est un jour triste pour la science ». En 2010, les archives nationales britanniques publiaient des documents déclassifiés concernant les ovnis. Ces dossiers sont constitués de témoignages, d'analyses de militaires ainsi que de débats parlementaires. Après avoir annoncé que tous les dossiers avaient été déclassifiés, le ministère de la Défense a dû avouer que de nouveaux documents devaient être rendus publics d'ici 2015. Selon Nick Pope, des ovnis ont bien atterris en Angleterre, notamment dans la forêt de Rendelsham. Il a consacré un livre à cet événement intervenu le 26 décembre 1980.

 

Les dossiers italiens

L’intérêt des militaires italiens pour les phénomènes non identifiés a été dévoilé récemment grâce au travail de deux journalistes italiens, Lao Petrilli et Vincenzo Sinapi. Ils se sont plongés dans les archives déclassifiées de l’aéronautique militaire et en ont tiré un livre intitulé Ufo -   I dossier italiani (en français : Ovni - Les dossiers italiens), qui recense les cas les plus inexpliquables. Contrairement au ministère de la Défense britannique, l’aéronautique militaire italienne continue à recueillir des témoignages et à enquêter sur les ovnis.

 

En France, des cas inexpliqués

En France, c’est le Geipan (Groupe d’études et d’informations sur les phénomènes spatiaux non identifiés), un organisme dépendant du CNES (Centre national d’études spatiales), qui est en charge de la question. Le Geipan classe les phénomènes en quatre catégories : ceux parfaitement identifiés (9 %), ceux probablement identifiés (28 %), ceux non identifiables (par manque de données, 41 %) et enfin  ceux non identifiés (après enquête, 22 %).

 

La vague belge

Entre 1989 et 1990, les militaires du plat pays ont pratiqué une véritable chasse aux soucoupes volantes. Suite à une série de témoignages et d'observations faisant état de phénomènes étranges, l'armée fait décoller des Mirages F16 pour tenter d’intercepter ces supposés ovnis. Une enquête parlementaire a eu lieu, sans donner de résultats probants. Cet épisode a été surnommé « la vague belge ».

 

 

Xavier Monnier

 

Dernière màj le 11 janvier 2017