My Revolution !

Pays : Bulgarie, République Tchèque, Allemagne

Tags : Révolution, régimes politiques, liberté, Serbie

Révolution ! A l’ouest, cet appel a longtemps été associé à des drapeaux rouges et à la lutte de classes, aux insatisfaits luttant pour un système plus juste que le capitalisme. En Europe de l’Est, en revanche, la lutte des classes et les drapeaux rouges étaient omniprésents. Ici, on descendait plutôt dans la rue pour réclamer la liberté d’expression ou de circulation. Et ça a marché ! Mais qu’en est-il aujourd’hui ? Quid de la révolution ? Pour quelles causes les jeunes se battent-ils ?

Samedi 27 septembre

14:00

Yourope

"My Revolution"

Difficile d’échapper au concept de révolution. A l’heure actuelle, les mouvements les plus divers prétendent être "révolutionnaires". Et pas qu’en politique ! Séries TV et jeux vidéo jouent sur cette carte pour se vendre.

Alors que le concept de révolution grignote la sphère médiatique, les formes de protestation n’ont cessé de se multiplier ces dernières décennies. Par le passé, pour attirer l’attention sur de quelconques revendications, on descendait dans la rue en brandissant des pancartes et en hurlant des slogans.

 

Youropinion

Aujourd’hui, les possibilités de manifester son mécontentement ne manquent pas. C’est ainsi qu’en Allemagne, des orchestres classiques jouent devant les centres d’expulsion pour protester contre le sort réservé aux réfugiés. En Biélorussie, des femmes dansent à moitié nues pour dénoncer le sexisme quotidien. A Istanbul, un homme a fait sortir de leurs gonds les autorités rien qu’en fixant, immobile, une statue d’Atatürk.

Points communs entre ces nouvelles formes de protestation : elles sont le plus souvent pacifiques, foisonnantes et peu conventionnelles. Les activistes veulent faire parler d’eux et sensibiliser l’opinion à leur cause.

 

Quelques chiffres :

Faktencheck My Revolution

 

Belgrade

 

Aujourd’hui, les nouvelles formes de protestation ont même acquis une valeur marchande. A Belgrade, le "Centre for Applied Nonviolent Action and Strategies" enseigne comment fomenter une révolution pacifique. L’établissement a été fondé en 2004 par Srđa Popović et Slobodan Djinovic, deux anciens opposants à Slobodan Milošević.

 

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Photo : Le Serbe Srđa Popović est la voix de la résistance pacifique

 

Fidèles au principe selon lequel la résistance peut être bon enfant, ils avaient en leur temps organisé des fêtes d’anniversaire pour le dictateur, avec remise de cadeaux symboliques - uniforme de détenu et billet d’avion pour le Tribunal de la Haye. A présent, ils entendent bien transmettre leur expérience. Les révolutionnaires du monde entier se pressent donc à Belgrade. Srđa Popović a prodigué ses conseils aux manifestants pro-européens de Kiev tout comme aux opposants du Printemps arabe. "Un dictateur est porté par plusieurs piliers – c’est là qu’il faut se livrer à un travail de sape." En Egypte, l’armée était un de ces piliers. "Les gens ont mis leurs enfants sur les chars et les ont photographiés. Vous croyez qu’ils ont fait ça au hasard ? Bien sûr que non ! Tout était calculé." Au cœur de la doctrine Popović, on trouve un principe intangible : la non-violence. Car si une manifestation dégénère, le régime en place a vite fait de réprimer le mouvement. L’ancien opposant à Milošević est un stratège dont les théories connaissent plus d’une déclinaison. Mais au final, ce sont les opposants sur place qui les mettent en œuvre. 

 

Rencontre avec Srđa Popović :

My revolution - Canvas

 

Sofia

 

Le Bulgare Christo Komarnitski a lui aussi opté pour la protestation pacifique.

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Caricaturiste pour le quotidien Sega et le magazine satirique Starshel, il épingle sans relâche les dérives politiques de son pays et s’engage pour les droits de l’homme. Ce qui lui a valu d’être récompensé en 2010 par un Human Rights Award.

 

Le clin d'oeil d'Andreas Korn

My revolution - My Youropinion

 

 

Dernière màj le 8 décembre 2016