L’Internet peut-il devenir durable ?

Pays : Union européenne

Tags : protection de l'environnement, Internet, pollution

En Europe, les internautes sont connectés en moyenne 5 heures par jour à la toile. Consulter ses mails, jouer en ligne ou chatter sur les réseaux sociaux consomme de l’énergie et contribue à polluer l’environnement.

Samedi 02 mai

14:00

Yourope

Internet peut-il devenir durable ? De la toile énergivore à l’« eco-web »

 

Ainsi, une requête sur Google génère environ 0,2 grammes de CO2. Et en un an, un avatar sur Second Life ou un jeu en ligne comme World of Warcraft peut produire quasiment autant de dioxyde de carbone qu’un humain en trois mois. Internet est incontestablement un gouffre à énergie.

 

 

Le sommaire

 

Suède : Facebook dans le cercle polaire

Strasbourg : le centre de données le plus écolo d’Europe

Royaume-Uni / Pays-Bas : que faire des déchets électroniques ?

Italie : les "singes verts" en action

 

Mais d'abord quelques chiffres

 

Yourope SWR4 Faktencheck

Lulea en Suède : Facebook dans le Cercle polaire

 

 

facebook pole nord

 

Le géant du Net a implanté son centre de stockage de données pour l’Europe à Lulea, une ville suédoise de moyenne importance située dans le cercle polaire arctique, qui a longtemps été la capitale suédoise de l’acier. Face à la crise de la sidérurgie, les maires successifs de la cité ont recherché de nouveaux filons. Aujourd’hui, la municipalité vante la région comme la Silicon Valley du Vieux continent, en invoquant un argument écologique de poids : les immenses serveurs qu’abritent les centres de données sont refroidis tout naturellement par les températures arctiques. Et d’autres entreprises du Net, notamment BitCoin, ont l’intention de s’implanter à Lulea. Pour le coup, la région devient très attrayante pour les jeunes Européens, par exemple Lara. Cette Madrilène venue passer 6 mois dans la cité suédoise est bien décidée à y rester, en dépit de la rudesse du climat. Quant aux habitants de Lulea, ils ont pris de l’assurance grâce au voisinage avec le géant du Net. "Tout d’un coup, les gens recherchent notre ville sur la carte de Suède. Nous ne sommes plus seulement associés aux rennes et à la neige".

 

Notre reportage en Suède :

 

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Strasbourg : le centre de données le plus écolo d’Europe

 

 

datadocks

 

Thomas Strohe a créé son entreprise à l’âge de 15 ans, accueillant ses premiers clients dans le séjour de ses parents. Aujourd’hui, il est spécialisé dans "l’internet vert" et il vante son centre de données Datadock comme le plus écologique d’Europe. En effet, celui-ci ne consommerait que 66 % de l’énergie requise par les serveurs classiques. Jusqu’ici, peu d’acteurs de ce secteur avaient des considérations environnementales, car depuis le scandale de la NSA, c’est la sécurité des données qui prime. Mais le jeune entrepreneur est convaincu que "l’Internet vert" est promis à un bel avenir.

 

Reportage à Strasbourg :

 

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Royaume-Uni / Pays-Bas : que faire des déchets électroniques ?

 

 

dechets smartphone

 

Dans l’équation écologique liée à Internet, il faut prendre en compte non seulement l’énergie consommée lorsqu’on surfe sur la toile, mais aussi la production et le recyclage du matériel. Car les appareils et équipements doivent être pris en charge lorsqu’ils sont en fin de vie ou supplantés par de nouveaux gadgets.

Pour attirer l’attention sur ce problème, le performeur britannique Danni Plöger n’hésite pas à payer de sa personne : pour l’une de ses actions, il s’est fait implanter dans le corps des déchets électroniques africains. Car la plus grande partie des appareils électroniques mis au rebut en Europe atterrit sur le continent Noir, notamment au Liberia ou au Nigeria.

Quant aux inventeurs du Fairphone à Amsterdam, ils sont en train de mettre au point un téléphone mobile durable, dont la durée de vie doit être rallongée et les pièces de rechange optimisées.

 

 

 

Italie : les "singes verts" en action

 

 

appli singes verts

 

L’Internet peut également être mis à profit pour protéger l’environnement, à l’image d’un groupe de jeunes informaticiens de Florence. Leur appli "Green Apes" met en lien ceux qui œuvrent en faveur de l’environnement.

 

singer vert

 

Chaque action écologique - se déplacer à vélo plutôt qu’en voiture, acheter des produits locaux ou encore pratiquer activement le tri sélectif - est récompensée par des noix de coco virtuelles. L’idée est qu’à terme, celles-ci se muent en véritable récompense, par exemple sous forme de réduction sur les transports publics. La municipalité de Florence est enthousiasmée par ce projet et, à l’initiative des Green Apes, elle a acheté 70 voitures électriques à des fins d’auto-partage. Et dès septembre, la ville allemande d’Essen offrira également un terrain d’action aux singes verts.

 

Reportage à Florence :

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