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L'Europe sacrifie-t-elle ses jeunes ?

Pays : Union européenne

Tags : déchiffrage, Chômage, jeunesse

La jeunesse d’aujourd’hui est sacrifiée, peut-on entendre dans le débat public. Une affirmation qui divise les chercheurs. Tour d’horizon des positions et des arguments. 

Peut-on parler de jeunesse sacrifiée ? Que peut-on craindre pour les jeunes aujourd’hui ? Taux de chômage des jeunes : 55,3 % en Grèce, 53,2 % en Espagne, 35,3 % en Italie, 24,3 % en France… La génération qui entre actuellement sur le marché du travail est-elle une « génération sacrifiée » ? Beaucoup d’auteurs le redoutent.

Pour Louis Chauvel et Pierre-André Imbert, la réponse est affirmative. Mais la génération aujourd’hui quarantenaire l’a aussi été. Pour Louis Maurin, le principal problème auquel la jeunesse fait face est le déclassement

À l’inverse, Anne Muxel, sans nier les difficultés que rencontrent les jeunes, n’est pas d'accord avec la terminologie « jeunesse sacrifiée ». Laurent Jeanneau, journaliste à Alternatives économiques, trouve également la formule imprécise en raison de l’hétérogénéité de la jeunesse.

Cécile Van de Velde redoute quant à elle « l’effet cicatrice ».

Enfin, Denis Clerc s’interroge sur l’existence d’un éventuel conflit entre les générations les plus favorisées, celle de Mai-68 notamment, et la génération dite « sacrifiée ». Il appelle en revanche à se méfier de l’appellation « génération bénie » pour celle de 1968.

Dernière màj le 8 décembre 2016