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Les photos de la semaine

Pays : Monde

Tags : Photographie, Les photos de la semaine

A la télévision, les images d'actualité défilent à toute vitesse. Mais puisque ARTE se veut une chaîne qui prend du recul, qui donne le temps à l'analyse, nous avons décidé d'accorder une fois par semaine une petite place aux photographes, et à leurs clichés qui parlent du monde.

 

13.09

Kostroma, Russie

 

En Russie, un électeur se rend aux urnes afin de voter pour les élections régionales qui ont eu lieu dimanche dernier. Peut-être cherche-t-il avec sa loupe les noms des candidats faisant partie de l'opposition ?

Pas sûr qu'il en trouve beaucoup, la plupart ayant été exclus du scrutin après que la commission électorale ait refusé de les enregistrer. Les opposants n'ont pas donné beaucoup de fil à retordre au parti pro-Poutine, "Russie unie", qui enregistre sans surprise une victoire écrasante. Sur les 21 postes de gouverneurs en jeu, tous ont été remportés dès le premier tour avec plus de 50 % des voix. A l'Assemblée, le parti remporte 373 sur 460 sièges ainsi que 695 des 865 postes de conseillers municipaux. 

DMITRY SEREBRYAKOV / AFP

 

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15.09

San Pedro, Etats-Unis

 

A bord de l’ancien navire militaire de la Seconde Guerre mondiale, l’USS Iowa, le célèbre candidat aux primaires républicains, Donald Trump, donne un discours sur la sécurité nationale. Le magnat de l’immobilier arrive toujours en tête des sondages, malgré un deuxième débat télévisé encore plus houleux que le premier : passage plus difficile pour l’homme d’affaires, qui s’est confronté à Carly Fiorina. Cependant, l’ex-patronne de Hewlett-Packard n’a pas réussi à dépasser Donald Trump dans les sondages, et nous devrions encore voir les cheveux jaune paille du millionnaire sur nos écrans pendant quelque temps.  

ROBYN BECK / AFP

 

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16.09

Coquimbo, Chili

 

Paysage meutri sur le port de Coquimbo, à 445 kilomètres au nord de la capitale Santiago, après qu’un tremblement de terre de magnitude 8,3 soit survenu au large des côtes Pacifique, engendrant plusieurs tsunamis. Au total, dix personnes ont été tuées, et près d’un million de personnes ont dû être évacuées. 

MARTIN BERNETTI / AFP

 

 

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16.09

Istanbul, Turquie

 

Des réfugiés à la gare routière d’Istanbul, sur la rive européenne de la ville. Ils attendent un bus pour pouvoir rejoindre la frontière grecque, après que les autorités aient annulé les départs pour Edirne, ville frontalière totalement saturée, située à 250 kilomètres au nord-ouest d'Istanbul. Alors que certains sont en Turquie depuis des semaines, voire des mois, les 1 000 réfugiés qui avaient acheté leurs billets sont contraints d’attendre aux abords de la gare routière, jusqu’à ce que le trafic soit rétabli. 

YASIN AKGUL / AFP

 

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17.09

Horgos, frontière serbo-hongroise

 

 

Des réfugiés se tiennent face à un mur de barbelés à Horgos, après que le gouvernement hongrois ait annoncé mardi la fermeture de sa frontière. Suite à cette décision, une foule de réfugiés s’est amassée devant la clôture pour tenter de trouver un passage. Mercredi, les forces de l’ordre hongroises ont dispersé la foule à l’aide de gazs lacrymogènes et de canons à eau. Le même jour, 367 personnes ont été interpellées pour avoir franchi les barbelés. Selon une loi hongroise, entrée en vigueur la veille dans le pays, ils encourent une peine de trois à cinq ans de prison pour avoir franchi et/ou endommagé la clôture.

Pour contourner ce nouveau problème, de nombreux réfugiés ont fait le choix de passer par la Croatie, plutôt que par la Hongrie, afin de rejoindre l’espace Schengen. En moins de 48 heures, 13 000 personnes ont passé la frontière serbo-croate. Le gouvernement croate, d’abord accueillant envers les réfugiés, a été dépassé par ce nombre et a dû fermer sept des huit postes-frontières qui séparent le pays de la Serbie. Ce vendredi, une vingtaine de bus sont arrivés au niveau de la frontière hongro-croate, permettant aux réfugiés de rejoindre l’espace Schengen.  En réponse, la Hongrie annonce déjà vouloir construire une clôture le long de sa frontière avec la Croatie.

ARMEND NIMANI / AFP

 

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17.09

Ouagadougou, Burkina Faso

 

Des jeunes circulent dans les rues de Ouagadougou, capitale du Burkina Faso. Presque un an s’est écoulé depuis qu’une courte et violente révolution ait démis de ses fonctions le Président Blaise Compaoré, à la tête du pays depuis 27 ans. Depuis, le pays était en pleine transition démocratique et des élections parlementaires étaient prévues le 11 octobre prochain. Cette semaine, le Régiment de sécurité présidentielle (RSP), force d’élite du pays, a retenu en otage le Président par intérim Michel Kafando, le chef du gouvernement Yacouba Isaac Zida et plusieurs autres ministres. Leur revendication : abroger une loi interdisant aux anciens partisans de Blaise Compaoré de se présenter aux élections. Bien que l’ex-président, âgé de 64 ans, soit exilé en Côte d'Ivoire voisine, son ombre plane au-dessus de ce coup d'état. La population a, quant à elle, exprimé son mécontentement en allant manifester contre le putsch devant le palais présidentiel, et sur la place de la Révolution. Elle a été dispersée par des coups de semonce tirés par les militaires. Deux jours plus tard, le Président a été libéré. En revanche, les efforts de démocratisation du pays viennent de subir un revers majeur.

SYLVAIN RICARD

 

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18.09

Londres, Royaume-uni

 

L’expression des mains, des bras, des jambes, des pieds, du visage et de la voix, réunis dans un même mouvement pour intimider l’ennemi, avant le début des hostilités. Le rituel des Maoris est célébré avant chaque match par l’équipe de Nouvelle-Zélande. Sur l’image, le légendaire rugbyman Jonah Lomu (à droite) et les membres du Club Ngāti Rānana de Londres. Cette action a été mise en place à l’occasion de l’ouverture de la coupe du Monde de Rugby au stade de Twickenham à Londres, ce vendredi 18 septembre.

Contrairement au football, l’Allemagne ne gagnera pas la coupe du monde de Rugby – elle ne s’est jamais qualifiée pour la phase finale. A l’inverse, la France joue dans la cour des grands. Trois fois, le pays s’est qualifié pour la finale de la coupe, et trois fois, elle l’a perdu (en 1987 et 2011 face à la Nouvelle-Zélande, et en 1999 face à l’Australie). Selon les pronostics, la France pourrait faire figure d’outsider. Cette année encore, la Nouvelle-Zélande, icône du Rugby et inventrice du Haka, part favorite.

LEON NEAL / AFP

 

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Dernière màj le 8 décembre 2016