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Les médias croates sous l’emprise nationaliste 

Pays : Croatie

Tags : Liberté de la presse

Plusieurs pays de l’Union européenne connaissent une montée en puissance de l’extrême droite. Après la Pologne, la Hongrie et la Slovaquie, c’est au tour de la Croatie de succomber aux nationalistes. L’Union démocratique croate (HDZ), arrivée en tête aux élections législatives de novembre, multiplie les violations des libertés de la presse.

Tout juste arrivé au pouvoir, le nouveau gouvernement annonce la couleur. Le ministre de la Culture, Zlatko Hasanbegovic -ouvertement révisionniste- est en charge des médias publics comme la télévision et la radio HRT. Relevé par la fédération Européenne des Journalistes, la Croatie fait partie des cinq pays "dont les violations de la liberté de la presse rapportées sont les plus nombreuses". Dans le classement mondial de reporters sans frontières sur la liberté de la presse, la Croatie perd cinq places depuis 2015 et arrive au 63ème rang (sur 180). L’organisation note également que "les journalistes enquêtant sur la corruption, le crime organisé et les crimes de guerre sont souvent victimes de campagnes de harcèlement dans ce pays où la diffamation est pénalisée, et l’insulte de la 'République, son emblème, son hymne national ou drapeau', est passible d’une peine de trois ans. Plus grave, depuis 2013, les propos jugés 'humiliants' relèvent du pénal." L’investigation est désormais "sous haute surveillance"

 

Liberté de la presse : le grand bond en arrière croate
Liberté de la presse : le grand bond en arrière croate Liberté de la presse : le grand bond en arrière croate Liberté de la presse : le grand bond en arrière croate

 

Dernière màj le 8 décembre 2016