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Les fanfares des Beaux-arts de Paris

Pays : France

Tags : fanfare, beaux-arts, Paris

Monty Pistons. Nick'L Wab. Presse Beat. Q Ki Sador. Tapages Noc'Burnes. Les noms des fanfares des Beaux-arts de Paris sont drôles, souvent grivois, toujours imagés. On dénombre aujourd'hui plus d'une trentaine de ces fanfares.

Fanfare de l'école des Beaux-arts de Paris

Elles regroupent des étudiants de l'école des Beaux-arts, qui sont aujourd'hui en minorité dans la grande famille des fanfarons, et des étudiants des quatre écoles d'architecture de la capitale, qui forment le gros des troupes sonnantes et trébuchantes. Quels liens existe-t-ils entre les étudiants des Beaux-arts et ceux d'architecture ? Jusqu'à "mai 68", les deux institutions habitaient sous le même toit, avant d'être définitivement séparées. Les fanfares des deux écoles ont ensuite conservé l’appellation "Beaux-arts".

 

Daniel Colin, président de l'association "La grande masse"

Ces formations musicales sont aussi composées "d'anciens", beaucoup d'architectes en activité qui s'ouvrent, par le biais de l'ensemble des relations des fanfarons, à d'autres métiers et univers. Les fanfares des Beaux-arts sont nées à la fin des années 40 et depuis, elles constituent une sorte de "phalanstère", de réseau festif dans lequel ses membres échangent des informations professionnelles et, si besoin, se soutiennent en cas de difficultés. Une association coordonne l'ensemble de ces fanfares. Elle se nomme "La Grande Masse", c'est elle qui délivre le fameux label "fanfare des Beaux-arts". Outre le fait d'entretenir la fragile flamme de la tradition, "La Grande Masse" perpétue ce genre musical à part entière, populaire et bien vivant.

Dernière màj le 8 décembre 2016