|

Les accords d'Oslo, bases et développements

Pays : Palestine

Tags : conflit israélo-palestinien, Accords d'Oslo

 

"Oslo I"

La "Déclaration de principes sur des arrangements intérimaires d’autonomie" (intitulée dans l'original anglais "Declaration of Principles on Interim Self-Government Arrangements", également connue sous le nom d'accord "Oslo I") a été signée le 13 septembre 1993 à Washington.

Il s'agissait du premier accord dans le cadre du processus de paix d'Oslo. Sa signature, qui a donné lieu à une poignée de main historique entre le président de l'OLP Yasser Arafat et le premier-ministre israélien Yitzhak Rabin, a fait naître partout dans le monde l'espoir d'une solution au conflit qui opposait depuis des décennies l'Etat hébreux et les Palestiniens. Pour la première fois, les deux parties se reconnaissaient mutuellement de façon officielle, la paix dans la région semblait accessible. 

L'accord contient les principes généraux régissant sur une période transitoire de cinq ans l'administration autonome palestinienne. Il devait servir de base à l'établissement d'une administration autonome palestinienne et aux négociations sur le statut final. La déclaration contenait aussi un accord général visant à transférer aux Palestiniens la responsabilité pour la bande de Gaza et la Cisjordanie, et à leur permettre de gérer leurs affaires de façon autonome. Les points litigieux tels que le statut de Jérusalem, la question des réfugiés et les colonies israéliennes en Cisjordanie ne sont pas mentionnés dans l'accord. 

En 1994, l'Autorité palestinienne se met en place ; elle constitue la base du futur Etat de Palestine.
A ce jour, les espoirs qu'avait fait naître cet accord ne se sont pas concrétisés. 22 ans après la signature de la Déclaration de principes, il n'existe toujours pas d'Etat palestinien indépendant. Les voix critiques considèrent que le processus de paix d'Oslo a échoué. Les chances de parvenir à une solution à deux Etats diminuent de jour en jour.

Texte de l'accord (en anglais)

Vidéo de la signature de l'Accord d'Oslo à Washington en 1993
publiée par le Musée et la bibliothèque de la présidence Clinton (durée 1h10min16s)

 

“Oslo II”

La signature de "l'Accord intérimaire sur la Cisjordanie et la bande de Gaza" (titre original "Interim Agreement on the West Bank and the Gaza Strip", également connu sous le nom de "Oslo II") marque la fin de la première phase des négociations israélo-palestiniennes. L'accord a été signé à Washington le 28 septembre 1995 par Israël et l'OLP (l'Organisation de Libération de la Palestine). Il remplaçait les accords précédents entre l'Etat hébreux et l'OLP. Il s'agit d'un accord clé complexe sur l'avenir de la bande de Gaza et de la Cisjordanie.

L'accord intérimaire régit notamment le rôle et les compétences d'un Conseil palestinien, l'organe gouvernant, et d'une Commission conjointe de Coordination des Affaires Civiles et de Coopération (CAC), le transfert du pouvoir administratif d'Israël au Conseil palestinien, les phases du retrait de l'armée israélienne des zones à population palestinienne, les dispositions organisant les relations économiques, l'accès à l'eau des Palestiniens, la répartition de l'eau de Cisjordanie entre Israël et les Palestiniens, et bien d'autres choses encore.

Au chapitre 2 de l'accord intérimaire ("Redéploiement et arrangements de sécurité"), les territoires de Cisjordanie sont répartis en 3 zones : A, B et C. 
L'accord Oslo II était conçu au départ pour une période de transition de cinq ans, au terme desquels devait exister un Etat palestinien souverain. Les zones C devaient être progressivement converties en zones A et B. Cette étape n'a toujours pas été accomplie à ce jour. Puisque la zone C représente plus de 60% de la Cisjordanie et constitue le seul territoire continu, la création d'un Etat palestinien n'est guère concevable si les Palestiniens n'ont pas le contrôle de la zone C.

La signature de l'accord a suscité de vives critiques de la part des droites israéliennes. Environ un mois après la signature, le 4 novembre 1995, Yitzhak Rabin était assassiné à Tel Aviv par un extrémiste religieux juif. Cet assassinat porta un coup très rude à l'ensemble du processus de paix. 
Texte de l'accord (en anglais)

 

Rapport de la Banque Mondiale

"Towards Economic Sustainability Of A Future Palestinian State : Promoting Private Sector-Led Growth" - Juillet 2012 / ("Vers la viabilité économique d’un futur État palestinien : promouvoir une croissance tirée par le secteur privé") 

Le rapport analyse la situation de l'économie palestinienne. Il aboutit notamment à la conclusion que les restrictions israéliennes entraînent des hausses de coûts considérables pour les entreprises privées palestiniennes, et que l'économie palestinienne est largement dépendante des donateurs internationaux, une situation qui n'est pas tenable sur la durée.

Texte (en Anglais)

 

Rapport de la Banque Mondiale

"Area C of the West Bank and the Future of the Palestinian Economy" - Octobre 2013 / "La zone C de Cisjordanie et l'avenir de l'économie palestinienne")

Le rapport étudie l'intérêt économique de la levée des restrictions israéliennes dans les territoires de la zone C, en particulier en matière de liberté de circulation des personnes et des marchandises, et de la levée d'autres obstacles administratifs aux investissements palestiniens et à l'activité économique dans la zone C. Les territoires de la zone C recouvrent environ 60% de la Cisjordanie et sont sous contrôle israélien. Le rapport conclut que l'économie palestinienne perd chaque année 3,4 milliards de dollars, parce qu'elle ne peut pas utiliser la zone C et ses ressources, placées sous contrôle israélien.

Texte (en Anglais)


 

Dernière màj le 8 décembre 2016