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Le Mémorial du camp de Rivesaltes ouvre ses portes

Pays : France

Tags : Rivesaltes, memorial

Espagnols, juifs, Tziganes, prisonniers de guerre allemands et italiens, harkis, puis étrangers en situation irrégulière ont hanté le camp de Rivesaltes dans le sud de la France. Un mémorial vient d'être édifié sur le site. Il est inauguré vendredi 15 octobre.

 

Inauguration : le mémorial de Rivesaltes
"On a découvert un camp au milieu de nulle part. Un camp, ce n'est pas la France !"

Interview de Fatima Besnaci, fille de harki, historienne et membre du conseil scientifique du Mémorial du camp de Rivesaltes

En 1962, année de l'indépendance de l'Algérie, Fatima Besnaci a huit ans. Ses parents et quatre frères et sœurs perdent leur nationalité française et deviennent algériens comme tous les habitants de l'ex-colonie mais dans un pays qui est largement hostile aux harkis. Après le départ des français, de nombreux harkis, ces supplétifs engagés dans l'armée française de 1958 à 1962, sont exécutés par les partisans de l'indépendance. C'est le cas du grand-père de Fatima Besnaci qui est tué quelques mois après le départ des français, événement qui va précipiter le départ de sa famille vers la France en novembre 1962. Elle arrive au Camp de Rivesaltes le 10 novembre 1962, camp qui compte 10 000 internés, la deuxième "ville" des Pyrénées-Orientales après Perpignan. Elle passera 17 ans dans des camps de harkis.

 

Interview de Fatima Besnaci

 

Dernière màj le 8 décembre 2016