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Le marathon des négociations en Grèce

Pays : Grèce

Tags : Tsipras, Négociations

Pendant neuf mois, le premier ministre grec Aléxis Tsipras a tenté l'impossible face aux dirigeants européens. Il a finalement perdu son bras de fer avec Bruxelles et doit appliquer les mesures d'austérité imposées pour décrocher un troisième plan de sauvetage. Mais les Grecs continuent de voir en lui l'homme capable de sauver le pays, en lui renouvelant leur confiance lors des élections législatives de septembre 2015. Aléxis Tsipras doit se lancer dans un marathon des négociations.   

 

Bien qu’Alexis Tsipras obtienne 35 % des suffrages, un résultat stable en comparaison aux élections de janvier dernier, on enregistre dans un même temps un taux d’abstention supérieur à 43 %, et ce dans un pays où le vote est obligatoire. N’ayant pas obtenu la majorité absolue au parlement, il est une nouvelle fois contraint de former une coalition. Le message des abstentionnistes à destination du nouveau gouvernement est clair : l’illusio, concept cher à Pierre Bourdieu, n’est plus.

 

61 %

des votants grecs ont dit "non" au compromis proposé par Bruxelles à Athènes. Mais au final Tsipras cède aux exigènces de l'Europe. Les Grecs sont confrontés à un nouveau programme d'austérité. 

 

La question de la dette

Le chef du gouvernement grec consacre les six premiers mois de son premier mandat essentiellement à la question de la dette. Ne parvenant pas à un accord satisfaisant avec les créanciers, il en appelle à la population grecque, en organisant un référendum surprise sur le plan d’aide proposé par la Commission Européenne, la Banque Centrale Européenne (BCE) et le Fonds Monétaire International (FMI). La population vote « non » à plus de 61% mais cela n’a aucun effet ni sur les négociateurs, ni sur les créanciers. Choisissant de ne pas quitter la zone euro, Alexis Tsipras accepte finalement les conditions du troisième plan d’aide, afin «d’éviter le pire à son pays» déclare-t-il lors d'une interview à la télévision publique grecque ERT. Parmi les mesures fiscales de ce plan d’austérité on retrouve entre autres le recul de l’âge de départ à la retraite, le gel des salaires dans le secteur public, l’augmentation de la TVA, la baisse de l’investissement public, ou encore des assouplissements législatifs pour le secteur privé, facilitant entre autre les licenciements.

 

Les négociations à Bruxelles

Certains considèrent le premier semestre de l’action gouvernementale du Premier ministre grec comme un échec pour quelqu’un qui entend tenir tête aux créanciers, d’autres préfèrent lui reconnaitre le mérite d’avoir livré une belle bataille au vu des armes à sa disposition.

 

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Dernière màj le 8 décembre 2016