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Le Japon va dédommager les esclaves sexuelles coréennes

Pays : Japon

Tags : esclavage, Crime de guerre

C’est une question qui a empoisonné les relations entre Séoul et Tokyo pendant des décennies : la reconnaissance et le dédommagement des "femmes de réconfort" coréennes, qui ont été enrôlées de force dans les bordels de l’armée japonaise pendant la Seconde Guerre mondiale.

Quarante-six d’entre elles sont encore en vie. Le Japon a décidé de leur verser un milliard de yens (7,5 millions d’euros) de dédommagement. Les historiens estiment que jusqu'à 200 000 femmes, en majorité coréennes, mais aussi chinoises et indonésiennes, ont été enlevées pour servir d'esclaves sexuelles aux soldats nippons. Il aura fallu soixante-dix ans au Japon, et des pressions de la communauté internationale et de la Corée du Sud, pour reconnaître ce chapitre de son histoire. 

"Le système des femmes de réconfort (...) a existé du fait de l'implication de l'armée japonaise (...) et le gouvernement japonais est pleinement conscient de sa responsabilité", a déclaré ce lundi le ministre japonais des Affaires étrangères, Fumio Kishida, à l'issue des discussions à Séoul avec son homologue Yun Byung-Se. Il a ajouté que "le Premier ministre du Japon, Sinzo Abe, exprime ses excuses et son repentir, du plus profond de son cœur, à toutes les femmes qui, exploitées comme femmes de réconfort, ont vécu une expérience d'une douleur incommensurable, subissant des plaies, physiques comme psychique, incurables".

Ces déclarations sont un grand pas dans l’amélioration des relations entre les deux pays : la présidente sud-coréenne Park Geun-Hye s'est montrée intransigeante sur cette question depuis son arrivée au pouvoir en 2013. Pour elle, ce "différend" constituait le "plus grand obstacle" diplomatique entre Séoul et Tokyo.

Le reportage d'ARTE Journal, où le photographe japonais Tsukasa Yajima, 44 ans, revient sur le sort de ces "femmes de réconfort".

Japon : le sort des "femmes de réconfort"

 

 

Dernière màj le 8 décembre 2016