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Jour de la "catastrophe" : les Palestiniens de Gaza enterrent leurs morts

Pays : Palestine

Tags : Nakba, Israel, Palestine, Bande de Gaza

Mardi 15 mai, dans la bande de Gaza, Israël a à nouveau fait usage de son armée au niveau de la frontière. La Turquie a renvoyé l'ambassadeur d'Israël chez lui en signe de protestation.

Après les affrontements meurtriers entre des groupes de palestiniens et de soldats israéliens à la frontière de Gaza lundi 14 mai, des milliers de personnes sont en deuil. Le jour le plus sanglant depuis la guerre de Gaza en 2014 : un total de 60 Palestiniens ont été tués, selon le ministère de la Santé gazaoui. Environ 2 800 autres ont été blessées. Le deuil des Palestiniens s'est mêlé mardi, jour de la "Nakba" (catastrophe), à ​​la colère contre l'expulsion et la fuite de centaines de milliers de Palestiniens de la fondation d'Israël, 70 ans plus tôt. La Turquie a farouchement protesté contre la répression israélienne auprès de l'ambassadeur israélien à Ankara.

A la suite de plusieurs manifestations sanglantes à Gaza, tous les commerces des territoires palestiniens et de Jérusalem-Est sont restées fermées mardi, pour cause de grève générale. Les écoles, les universités et les institutions gouvernementales sont également resté fermées. Les drapeaux du quartier général du président Mahmoud Abbas à Ramallah étaient en berne.

 

 

Mardi, un autre homme a été abattu au niveau de la frontière de Gaza, selon le ministère de la Santé. Cependant, moins de personnes ont participé aux manifestations qu’à celles de la veille. En Cisjordanie, selon l'armée israélienne, environ 1 300 personnes ont participé à des manifestations parfois violentes.

Lundi, selon l'armée israélienne dans la bande de Gaza, environ 40 000 palestiniens s’étaient rendues à la barrière frontalière avec Israël. Des manifestants violents ont lancé des explosifs et des bombes incendiaires sur les soldats et la barrière de sécurité, a indiqué l'armée. Les soldats auraient réagi en conséquence et auraient également tiré.

 

L’ouverture de l’ambassade américaine à Jérusalem, vecteur des violences

L'ouverture de l'ambassade américaine à Jérusalem et le 70e anniversaire de la fondation de l'État d'Israël ont été l'un des déclencheurs des manifestations dans la bande de Gaza. Le président américain Donald Trump a reconnu Jérusalem comme la capitale d'Israël dans un mouvement internationalement critiqué il y a environ six mois. Il a également annoncé le transfert de l'ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem.

 

 

Jérusalem est considérée comme l’un des points clé dans le conflit entre Israël et les Palestiniens. Israël a conquis la partie orientale de la ville lors de la guerre des Six Jours en 1967. La revendication des Palestiniens de Jérusalem-Est comme capitale pour un futur Etat de Palestine est rejeté par Israël. Selon la communauté internationale, le statut de la ville ne devrait être déterminé que dans le cadre de pourparlers de paix conjoints entre Israël et les Palestiniens.

Israël accuse le Hamas au pouvoir à Gaza d'utiliser des civils dans le conflit en tant que boucliers humains. Le Hamas a déclaré mardi que seuls 10 des personnes tuées lundi étaient des membres du Hamas. L'armée israélienne a parlé de 24 membres du Hamas tués.