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Jour de joie pour les ex otages français en Syrie

Pays : France, Syrie

Tags : Otages, Libération

Les quatre journalistes français ont retrouvé leurs proches sur le tarmac de l’aéroport de Villacoublay. Plus de dix mois après leur enlèvement ils ont pu enfin embrasser leur famille après avoir été salués par le président de la République et le ministre des Affaires étrangères. "Le plus dur a été l’éloignement de ma famille" a confié le reporter Nicolas Hénin.

 

 

Ambiance et émotion sur le tarmac à l'arrivée d...

(3 min)

 

Vidéo 


Les ex otages sont arrivés de Turquie  dimanche matin fatigués et amaigris. "Ca a été long, mais on n’a jamais douté. De temps en temps, on avait des bribes, on savait que tout le monde était mobilisé" a déclaré Didier François, grand reporter d’Europe 1.  Lors de la cérémonie d’accueil le président Hollande a déclaré que la France est "fière d’avoir des compatriotes de cette valeur".
Avant de retourner à la vie "normale" les journalistes  subiront un bilan médical à l’hôpital militaire du Val de Grâce.
 

Le début de la fin du cauchemar
Ils avaient été récupérés dans la nuit de vendredi à samedi par une patrouille de l’armée turque et des agents français près d’Akçakale dans le sud-est de la Turquie, dans une zone tampon à la frontière syrienne. Les opérations de négociations ont été pilotées par la DGSE. Le lieu de libération des quatre journalistes a été fixé par des agents du service de renseignement extérieur de la France. Plusieurs pays ont participé aux négociations. Des services de renseignement britanniques, espagnols et américains ont soutenu les efforts des Français. Quant à la Turquie, elle a participé à l’extraction des otages.
 

Peu de détails sont connus. "L’Etat ne paie pas de rançon. C’est un principe très important pour  que les preneurs d’otages ne puissent être tentés d’en ravir d’autres" a précisé dimanche  matin François Hollande.

 

Didier François, grand reporter d’Europe 1, Edouard Elias et Pierre Torres, photographes et Nicolas Hénin, reporter à l’hebdomadaire Le Point et pour ARTE, ont été enlevés au mois de juin dernier par des combattants djihadistes. Le groupe n’est pas officiellement identifié. Les autorités soupçonnent l’Etat islamique en Irak et au Levant d’être à l’origine des enlèvements. Composé essentiellement de combattants étrangers il est le mouvement le plus  radical et le plus violent en Syrie.
 

300 jours sans voir le jour
Des détails  concernant les conditions de détention  ont commencé à filtrer.  "Ca n’a pas toujours été facile" a expliqué Nicolas Hénin. "En tout, je suis passé par une dizaine de lieux de captivité" a précisé le reporter.  Les ex-otages ont vécu la guerre en Syrie avec tous les aléas. "Dans un pays en guerre, ce n'est pas toujours simple, que ce soit la nourriture, l'eau, l'électricité, parfois c'était un petit peu bousculé, les combats étaient proches, il est arrivé qu'on soit déplacés très rapidement dans des conditions un peu abracadabrantes" a témoigné Didier François. 
 

Pendant dix mois les reporters ont vécu enchaînés dans des sous-sols. Certains de leurs geôliers parlaient français a précisé le ministre des Affaires étrangères  "des Français, des Belges, des Italiens, des Européens en général, sont partis faire le jihad" a précisé Laurent Fabius dimanche lors d’un point presse. Actuellement, environ 250 Français ont rejoint les rangs de groupes rebelles en Syrie, dont une douzaine de mineurs estime le ministère de l’Intérieur.


Les toutes premières images de la libération :

 

 
Dernière màj le 8 décembre 2016