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"J'ai le droit de..." - La convention dans la bouche des enfants

Pays : Monde

Tags : Unicef, enfants, Convention, Droits

En 1990, l’Assemblée Générale des Nations Unies adoptait la Convention relative aux droits de l'enfant. Depuis, le traité a été ratifié par tous les pays du monde ou presque… À ce jour, les États-Unis, le Soudan du Sud et la Somalie manquent encore à l’appel. Le texte vise pourtant à faire appliquer partout les mêmes droits pour tous les enfants. Un objectif encore très loin d'être atteint. Retrouvez ici les dix point forts de la convention, présentés par les enfants eux-mêmes.

Signée dès 1990 par la totalité des 193 États reconnus par l'Onu, la Convention relative aux droits de l’enfant est "le premier instrument juridique international ayant force obligatoire" sur la question des droits spécifiques des enfants. À l'heure actuelle, seuls trois pays ne l'ont pas ratifiée : la Somalie, le Soudan du Sud et…  les Etats-Unis. 
Pour la première, son contexte politique intérieur chaotique ne favorise pas son engagement international. Le Soudan du Sud, créé en 2011, est une nation encore jeune et a sans doute d'autres priorités. Quant aux Américains, le Sénat l'a jugé contraire à la Constitution de certains États, qui prévoient la possibilité de perpétuité réelle pour des crimes commis par des personnes de moins de 18 ans. 
Du reste, bon nombre de pays émettent des réserves quant à certains articles de la convention. Lesquels ? Pourquoi ? La liste complète est disponible derrière ce lien.
C’est le cas de la France, embarrassée par l'article 30, qui porte sur le droit de l'enfant issu "de minorités linguistiques et culturelles d'employer sa propre langue ou à avoir sa propre vie culturelle". Or, Paris estime... qu'il n'existe aucune minorité culturelle ou linguistique sur son territoire. Ce qui fait bondir - et on les comprend - les défenseurs des langues régionales.
Ce mercredi, les deux députés bretons Paul Molac et Jean-Luc Bleunven ont notamment remis au défenseur des droits un dossier d'alerte. Ils réclament que la France 
ratifie enfin l’article 30 et demandent aussi "que le gouvernement mette en place les moyens juridiques et financiers pour assurer le droit des enfants de France à suivre un enseignement en langue régionale, bilingue à parité horaire ou immersif"