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Intersexe : Vincent Guillot, l'écorché vif

Pays : France

Tags : Intersexe, Vincent Guillot

ARTE Future était au 6e Forum Européen de la Bioéthique

 

Ni garçon, ni fille, ou un peu des deux. Une personne sur 3000 en France naîtrait chaque année avec des organes génitaux indifférenciés, c’est à dire avec des caractéristiques génétiques, physiques et hormonales mélangeant masculin et féminin. On les appelle les intersexes. Ils forment une communauté qui ne bénéficie d’aucun véritable statut légal, social voire médical.  Dans notre pays cela concerne 8000 bébés par an dont 2000 sont opérés arbitrairement pour en faire des filles ou des garçons. C’est un des dernier tabou de nos sociétés. L’ONU a pourtant inscrit ces opérations sur la liste des tortures, pour le conseil de l’Europe ce ne sont rien d’autre que des mutilations génitales. A Strasbourg, le forum européen de bioéthique s'est penché sur cette question : qui décide de définir le genre ?  Pour en discuter, des chirurgiens, des historiens, des juristes, mais aucune personne intersexe ne figurait dans le programme initial. C’était compter sans Vincent Guillot. Le co-fondateur de l’organisation internationale des intersexes (OII), s’est invité dans les débats. Portrait d’un homme révolté, portrait d’un écorché vif.

Portrait de Vincent Guillot, intersexe

 

Dernière màj le 8 décembre 2016