Grèce, le jour d'après

Pays : Grèce

Tags : dette

Après sept mois d'âpres négociations, le gouvernement grec a fini par plier face aux dirigeants de la zone euro.

Dès le début de l'année 2015, la Grèce a tenu le monde en haleine. Alors que le pays était contraint d'accepter un énième plan d'austérité, encore plus dur que les précédents, Syriza, le parti de la gauche radicale porté au pouvoir lors des élections du 25 janvier 2015, a joué la carte du bras de fer avec ses "partenaires" européens. À mesure que les négociations patinaient, l'hypothèse d'une sortie de la Grèce de la zone euro – le "Grexit", qui aurait mis en péril l'existence-même de la monnaie unique – devenait moins improbable. Un pays de onze millions d’habitants pesant moins de 2 % du PIB pouvait-il remporter ce bras de fer ? Non. Le 13 juillet à l'aube, après dix-sept heures de négociations, le sommet de la zone euro s'achevait par la capitulation du gouvernement grec. Le retour à la réalité est violent pour le Premier ministre Aléxis Tsípras : il va devoir appliquer une politique contre laquelle il s'est dressé des années durant. Peu de temps après, il démissionne et annonce de nouvelles élections le 20 septembre… auxquelles son parti s'est présenté et qu'il vient tout juste de remporter.

GRÈCE, le jour d'après

 

Dernière màj le 8 décembre 2016