François, le pape argentin

Pays : Vatican

Tags : François, Vatican, Pape

"Mes frères et sœurs, bonsoir." Avec ces mots sans emphase, et en simple soutane blanche, François donne sa première bénédiction aux croyants réunis par centaines sur la place Saint-Pierre de Rome. Ce 13 Mars 2013, ils ont attendu leur nouveau pape pendant des heures. Il semble qu'on l'a fait venir ''de l'autre bout du monde'' aurait plaisanté l'intéressé, celui que les cardinaux ont élu au nom des 1,2 milliard de catholiques. L'Argentin Jorge Mario Bergoglio est le premier non-Européen à prendre la tête du Vatican, le premier jésuite aussi.

Mardi 18 mars

21:55

Vatican : le grand chambardement

L'élection le 13 mars 2013 du premier pape jésuite et non européen avait éveillé les espoirs de réforme, après des années de crises émaillées de scandales et de critiques vis-à-vis d'une institution jugée archaïque et opaque. François est-t-il réellement le pape du changement ? Bilan des réformes engagées par le nouveau chef de l’Église catholique un an après son intronisation.

Jusqu'à ce jour, l'homme est un évêque plutôt discret, inconnu des médias. Il vit à Buenos Aires et mène une vie d'ecclésiastique très active auprès des nécessiteux. Pendant la crise économique de 2001, il œuvre beaucoup pour eux et fustige les dérives du libéralisme, dénonce la corruption d'État et s'indigne de la pauvreté croissante.

 

Une soutane entachée

Mais l'image n'est pas immaculée pour autant. Jorge Mario Bergoglio est un conservateur qui combat avec véhémence la contraception, le mariage homosexuel et conteste la théologie de la libération d'inspiration marxiste. Il rejette également l'ordination des femmes et le mariage des prêtres. 

 

Au début de son pontificat, une controverse sur son attitude pendant la dictature militaire argentine dans les années 1970, a surgi. Certains l'accusent d'avoir collaboré avec la junte. Il n'a eu de cesse de démentir et d'expliquer qu'il avait au contraire aidé et protégé de nombreux opposants.

 

Un pape de la rupture

Le pape François a entamé son pontificat en rupture avec l'ostentation habituellement de mise au Saint Siège. Selon ses propres paroles, le pape "doit protéger les personnes, protéger surtout les pauvres, les étrangers, les sans-abri, le nu, et les malades. Seuls ceux qui servent avec amour sont en mesure de protéger leur prochain". Les fidèles et même de nombreux non-croyants voient en lui un homme soucieux de justice sociale et louent sa modestie. Pour beaucoup de catholiques, il est aussi porteur d'espoir loin de la doctrine de son prédécesseur.

 

Cecil Thuillier & Boris Petzold

Dernière màj le 8 décembre 2016