Evacuation du camp d’Idomeni à la frontière gréco-macédonienne

Pays : Grèce

Tags : Idomeni, camp de réfugiés, migrants

L'évacuation du camp de migrants et de réfugiés d'Idomeni a commencé tôt ce mardi 24 mai. 8400 personnes y sont installées depuis trois mois dans des conditions déplorables et sont désormais dirigées vers des centres d’accueil.

Un camp informel

Idomeni, située à la frontière gréco-macédonienne, au nord du pays, a été investi ce matin par les autorités grecques. Près de 8400 migrants y vivent dans un camp improvisé depuis trois mois, pris au piège après la fermeture de l’ancienne "route des Balkans", empruntée par des centaines de milliers de réfugiés l’année passée. Les organisations humanitaires dénoncent les conditions de vie misérables des populations bloquées, mettant en péril leur santé et leur sécurité.

 

DANIEL MIHAILESCU / AFP

Des enfants jouent dans l'eau boueuse dans le camp d’Idomeni le 11 Mars 2016. Des milliers de réfugiés sont bloqués dans des conditions insalubres, parmi eux se trouvent de nombreux enfants.

Un déploiement important des forces de l’ordre

Le porte-parole du service de coordination de la crise migratoire, Giorgos Kyritsis, assure que l’évacuation se déroule "dans le calme", "sans faire usage de la force". Pourtant, 700 policiers et deux hélicoptères ont été mobilisés sur place.

 

 

Les migrants transférés dans des centres d’accueil

Les policiers ont invité la population à se rendre dans des centres d’accueil dans lesquels 6 000 nouvelles places ont été créées pour l’occasion. Les journalistes n’ont pas accès à la zone d’intervention. Des policiers leur bloquent la route à 3 km des lieux.

 

LOUISA GOULIAMAKI / AFP

 

Séance de rasage au camp de fortune près du village d’Idomeni en mars 2016.

 

ANDREJ ISAKOVIC / AFP

Une femme, assise sur la voie ferrée au camp d’Idomeni à la frontière macédonienne grecque, nourrit son bébé, le 20 Mars 2016.

 

En une journée, environ 2000 personnes ont quitté le site à bord de plusieurs bus pour rejoindre des centres d'accueil. Le gouvernement grec a estimé qu'il faudra une semaine pour évacuer totalement le lieu. (AFP)