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État islamique : les dangers de l'intervention ?

Pays : Irak

Tags : Etat Islamique

Deux jours seulement après avoir revendiqué le rapt d'un Français en Algérie, un groupe lié aux djihadistes de l'État islamique a publié, mercredi 24 septembre, une vidéo montrant la décapitation d'un otage français. Ses ravisseurs avaient menacé de l'exécuter si la France n'arrêtait pas ses frappes contre l'EI en Irak. C'est vendredi 19 septembre au matin que les premières frappes aériennes françaises ont ciblé des positions djihadistes sur le sol irakien, et depuis le 8 août, les forces américaines ont lancé de nombreux raids contre des cibles djihadistes en Irak et en Syrie, pour tenter d’enrayer l’avancée de l’EI. A travers les interviews croisées de deux politologues spécialistes du Moyen-Orient, ARTE Info met en balance les arguments du "pour" et du "contre" une intervention militaire en Irak.

Myriam Benraad est une politologue française, spécialiste de l’Irak, experte et consultante sur la problématique irakienne et le monde arabe. Udo Steinbach est un spécialiste allemand du Moyen-Orient, enseignant au Centre d’études sur le Proche et le Moyen-Orient à l’Université Philipps de Marbourg, en Allemagne.

 

 

La coalition contre l'Etat islamique

Une trentaine de pays ont annoncé qu’ils participeraient, "par tous moyens nécessaires", à la coalition contre l’Etat islamique. Trente pays parmi les plus puissants du monde, dans des situations géographiques et aux idéologies diverses : parmi eux les Etats-Unis,  la France, l’Allemagne mais également la Russie (à l’exclusion d’une intervention en Syrie). Tous n’interviendront pas sur le plan militaire. Vendredi  19 septembre, la coalition a obtenu le soutien des Nations unies pour une intervention en Irak, à l’issue d’une réunion du Conseil de sécurité.

Syrie : aucune coopération

La Syrie de Bachar Al-Assad, tout comme l’Iran sur le plan officiel, est persona non grata dans la coalition internationale, et ce malgré l'implantation de l’Etat Islamique dans le pays et la menace qu'il représente pour le régime. Par ailleurs, le secrétaire américain à la défense, Chuck Hagel, a annoncé mardi 16 septembre que des frappes aériennes américaines allaient cibler des "sanctuaires de l’Etat islamique en Syrie" : à savoir, ses centres de commandement, ses capacités logistiques et ses infrastructures. Une opération que les Etats-Unis entendent mener sans l’aval de Damas.

Les forces de l'Etat islamique

De 20 000 à 30 000 hommes. Difficile d’estimer le nombre exact de combattants dont dispose l’Etat islamique, mais un nouveau rapport de la CIA évoque de tels chiffres. Entre 20 000 et 30 000 hommes seraient donc dans les rangs de l’EI, en Irak et en Syrie. Selon un autre responsable du renseignement américain, l’Etat islamique disposeraient de 15 000 combattants étrangers en Syrie, dont 2 000 occidentaux.

 

 

 

 

 

 

 

Dernière màj le 8 décembre 2016