|

Donald Tusk, le stratège venu de l'Est

Pays : Union européenne

Tags : Donald Tusk, UE

Si le nouveau président du Conseil européen décide de mener son mandat comme il l'a fait avec son poste de Premier ministre en Pologne, un nouveau vent pourrait bien souffler sur Bruxelles.

Donald Tusk est depuis sept ans le soleil de la scène politique polonaise. Aujourd'hui âgé de 57 ans, il est le premier Premier ministre de l'ère post-communiste à avoir été élu deux fois, la première en 2007 et l'autre en 2011.

 

Sa force : diriger, décider

Au sein de son parti, on l'appelle le "chef". On lui prête de nombreuses qualités comme une capacité à diriger, décider, montrer la route à suivre mais aussi un grand sens de la gestion de crise et une habilité politique et stratégique. Dans sa jeunesse, l'historien était déjà engagé dans la rébellion contre le régime communiste. Après la fin du communisme, il sait reconnaître les nouveaux signes des temps et co-fonde une des premières entreprises privées de Pologne, une société de peinture en bâtiment spécialisée dans les travaux en hauteur.

 

Une ascension fulgurante mais la tête sur les épaules

Même lorsqu'il s'agit de politique, Donald Tusk n'a pas peur du vide. Son ascension au poste de Premier ministre a été rapide. Il veut désormais bouleverser les sommets européens. Mais son départ pour Bruxelles n'est pas forcément vu d'un très bon œil par tout le monde. Certains Polonais pourraient penser qu'il quitte son parti « tel un bâteau en train de couler dont il veut être le premier rescapé », comme l'écrit l'hebdomadaire polonais Polityka. Sans Donald Tusk, les chances pour son parti d'emporter les élections législatives de 2015.

 

Plus de prestige, plus d'argent, moins de travail

Selon le journal à scandale Fakt, Donald Tusk gagne en tant que Premier ministre polonais 18.000 zloty par mois contre 120.000 zloty en tant que Président du Conseil européen. "Plus de prestige, plus d'argent et moins de travail", se moque Fakt.

 

Sa faiblesse : l'anglais

Ses lacunes en anglais et en français pourraient être un véritable handicap dans ses fonctions de décideur européen. Il maîtrise en revanche l'allemand. Et cela tombe bien puisque c'est la langue de l'un de ses plus grands soutiens : Angela Merkel.

 

Un opposant de la Russie

La presse polonaise et la presse européenne sont d'accord sur un point. Donald Tusk s'est façonnée une image de farouche opposant de Moscou et sa politique d'expansion en Ukraine, ce qui peut être un véritable atout auprès de nombreux dirigeants européens.

Son attitude critique vis-à-vis de son voisin de l'est a toujours été l'un des leitmotive de Donald Tusk. À l'Université, il consacrait déjà son mémoire de fin d'études à un militaire et politicien polonais qui luttait contre la domination russe.

Dernière màj le 8 décembre 2016