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À Cuba, le rap contre la dictature

Pays : Cuba

Tags : Etats-Unis, Hip-Hop, Embargo, dictature

Depuis quelques semaines, le monde assiste au dégel des relations entre les États-Unis et Cuba. En Europe, François Hollande a rencontré Fidel Castro, une rencontre jugée historique par tous les médias. Mais ces bonnes nouvelles ne doivent pas cacher la situation politique du pays. À Cuba, les rappeurs qui contestent la dictature sont surveillés de très près.

« Todos somos americanos », nous sommes tous des Américains, c’est ce qu’avait déclaré Barack Obama le 17 décembre 2014, annonçant les prémices d’un dégel des relations entre les deux pays. Un an et demi plus tard, le 11 mai dernier, François Hollande rencontre Fidel Castro, une visite qualifiée d’historique par tous les médias.

Une situation politique tendue

Pourtant, la situation politique sur la petite île reste tendue. Le pays dépend beaucoup des investissements étrangers et le salaire mensuel moyen ne dépasse pas vingt euros. La libre information est également restreinte : seule une infime partie de la population a accès à internet.

Plus étonnant, la musique est également la cible du régime en place, notamment le rap et le hip-hop, qui contestent la dictature. Nos confrères de Tracks ont rencontré des rappeurs qui taclent le gouvernement dans leurs textes. "Ici, dès qu'on veut dire quelque chose sur la liberté ou qu'on veut s’exprimer sans contrainte, on peut être sûr que ça va poser un problème au gouvernement", se plaint Barbaro Vargas, rappeur. Interdiction de monter sur scène et de vendre des disques… Une agence a même été créée pour contrôler le rap. Mais loin de les freiner, cette censure les incite à continuer.

Dernière màj le 8 décembre 2016