|

"C'est la population qui subit les conséquences de la guerre" au Yémen

Pays : Yémen

Tags : guerre, Crise humanitaire

Un an après le début des bombardements de la coalition arabe au Yémen, le pays se trouve dans une impasse politique, militaire et humanitaire. Deux millions de Yémenites ont fuit le pays et 6 300 - dont la moitié de civils - ont été tués, selon l'ONU. Le cessez-le-feu qui doit débuter dimanche représente le seul espoir de mettre fin à ce conflit oublié. Mego Terzian, le président de Médecins sans frontières, s'est rendu sur place. Il livre à ARTE Journal le récit d'une guerre d'une violence extrême.

"Il y a une indifférence médiatique sur cette guerre. Il y a aussi une indifférence de la communauté internationale, comme la France et les Etats Unis, les alliés principaux de la coalition menée par l'Arabie saoudite, et malheureusement, pour le moment, c'est la population qui subit les conséquences de la guerre." Mego Terzian, président de l'ONG Médecins sans frontières, est extrêmement choqué par la situation qu'il a découverte au Yémen. Aucune des parties en présence ne respecte le droit international humanitaire. Des hôpitaux sont bombardés, des enfants tués et des civils affamés... Le cessez-le-feu qui doit débuter dimanche et les pourparlers de paix prévus le 18 avril au Koweït sont les seuls espoirs de mettre fin à la guerre.

 

Interview du président de Médecins sans frontières