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Allemagne – Petits boulots pour réfugiés

Pays : Allemagne

Tags : Réfugiés, centres d'hébergement, crise des migrants

La mairie de Berlin propose aux réfugiés de se faire de l’argent de poche en travaillant dans les centres qui les hébergent. Pour un euro de l’heure.

Petites réparations, brin de ménage, coup de main en cuisine… À Berlin, 4 000 réfugiés travaillent désormais dans les centres d'hébergement qui les accueillent. Comme le  rapporte Le Monde, la mairie de la capitale allemande vient d’ouvrir des « mini-postes » d’intérêt général. En échange de ces petits boulots, les milliers de nouveaux arrivants reçoivent une rémunération de 1,05 euro de l’heure, en plus des 143 euros perçus d’office à partir du moment où ils sont enregistrés auprès des services de l’État. Pour être « embauchés », ils doivent travailler au minimum 20 heures par mois et au maximum 80 heures.

Objectif de cette mesure : lutter contre l'ennui et favoriser l'insertion professionnelle des 43 000 réfugiés accueillis à Berlin. D'autres villes ont commencé à tester le dispositif, comme Hanovre. La ministre du Travail et des Affaires sociales, Andrea Nahle, souhaite parvenir à 100 000 emplois pour les réfugiés. De leur côté, les syndicats n'y sont pas hostiles « si ces petits boulots ne sont que provisoires et permettent d’accéder à un emploi qualifié », rapporte Le Monde.

« Emplois à un euro »

Très inférieure au salaire minimum légal de 8,5 euros de l’heure en vigueur en Allemagne, une rémunération si faible peut choquer. Mais, Outre-Rhin, comme le note BFM TV, la mesure existe déjà et s’applique aux Allemands eux-mêmes. La mairie berlinoise s’appuie sur la loi Hartz IV adoptée en janvier 2005, quand le social-démocrate Gerhard Schröder était aux commandes du pays. Depuis cette date, les chômeurs de plus d’un an bénéficiaires d'une aide sociale sont obligés d’accepter des « minis-jobs » et des « emplois à 1 euro » dans des communes ou associations, au service de l’intérêt général.

 

Dernière màj le 8 décembre 2016