|

Des cas de radicalisation dans l’armée

Pays : Allemagne

Tags : Radicalisation, Islam, Militaires, Armée

Quelques 29 soldats allemands, dont plusieurs sous-officiers, ont fait le voyage en Irak et en Syrie pour rejoindre le groupe Etat islamique.

Même le corps militaire n’échappe pas à la radicalisation religieuse. En Allemagne, le Militärische Abschirmdienst (MAD), l’équivalent de la Direction de la Protection et de la Sécurité de la Défense (DPSD) en France, vient de révéler que plusieurs soldats avaient basculé dans l’islam radical. Comme l’évoque Europe 1, le MAD a identifié 29 anciens militaires de la Bundeswehr, dont des sous-officiers, qui ont fait le voyage en Irak et en Syrie pour rejoindre l’État islamique une fois leur contrat terminé, ou bien après avoir été renvoyés de l’armée justement en raison de leur extrémisme religieux.

Au total, et depuis 2007, 320 soldats de la Bundeswehr soupçonnés de s’être radicalisés ont été mis sous surveillance par le MAD. Pour 65 d’entre eux, une enquête est toujours en cours. La crainte est de voir ces soldats radicalisés devenir des recruteurs pour Daesh, ce qui permettrait à l’organisation djihadiste d’infiltrer la Bundeswehr. Mais, a priori, il s’agit plus pour eux de suivre une formation militaire. « Comme toutes les armées, la Bundeswehr peut être attrayante pour les islamistes cherchant à se former au maniement des armes », a ainsi commenté Hans-Peter Bartels, le commissaire parlementaire pour les forces armées, cité par le site d’info militaire Opex360.

Un danger réel

Et d’ajouter que ces cas de radicalisation, s’ils ne sont pas le principal problème de la Bundeswehr, posent toutefois « un danger réel qui doit être pris au sérieux ». Quoi qu’il en soit, Berlin entend mettre des « filtres » en vérifiant les antécédents des recrues de la Bundeswehr. Une telle disposition existe déjà mais uniquement pour les militaires amenés à travailler sur des documents confidentiels. D’après l’agence de presse DPA, un projet de loi allant dans ce sens devrait être présenté au Parlement avant la fin du mois d’avril 2016.

 

Dernière màj le 18 juillet 2016