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Accord UE-Turquie : les échanges de réfugiés commencent 

Pays : Union européenne

Tags : Réfugiés, Turquie, Grèce

Le 04 avril au matin, trois bateaux ont renvoyé près de 200 migrants des îles grecques de Lesbos et Chios. Direction : la Turquie.  L’accord entre l’Union européenne et la Turquie n’a donc pas tardé à se mettre en œuvre. Et ce n’est que le début : l'agence de presse grecque ANA a annoncé la veille que 750 migrants seraient renvoyés entre lundi et mercredi, à raison de 250 par jour, majoritairement Pakistanais, Sri-Lankais, et Africains. Le reportage à Chios d'Adéa Guillot :

 

 

Accord UE-Turquie : le troc de réfugiés commencent

La Turquie a commencé à préparer des centres d'accueil de transit en face des îles de Lesbos et de Chios, et un camp de réfugiés de plus grande capacité à l'intérieur des terres.

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Quels sont les enjeux de ces négociations ? Quelle est la situation des réfugiés en Turquie ? Retrouvez notre article.

Pour un migrant expulsé, un autre accueilli en Europe

Le plan UE-Turquie prévoit que pour chaque Syrien renvoyé, un autre, dont la demande d'asile est acceptée, soit admis dans l'UE. Une procédure limitée à 72 000 places. Un premier groupe de trente-cinq Syriens sera accueilli dans la journée à Hanovre. Selon l’AFP, une source gouvernementale allemande a évoqué dimanche l'arrivée lundi de quelques dizaines d'autres en France, en Finlande et au Portugal.

Un accord vivement critiqué

Les défenseurs des droits de l’Homme fustigent cet accord. Le conseiller spécial de l'ONU sur les migrations, Peter Sutherland, redoute des "expulsions collectives sans regard pour les droits individuels de ceux qui affirment être des réfugiés". Amnesty International accuse Ankara de forcer une centaine de Syriens par jour à rentrer dans leur pays. De plus, l'accord ne résout pas le problème des près de 50 000 autres migrants et réfugiés arrivés en Grèce avant le 20 mars et qui y stagnent depuis la fermeture de la route des Balkans.

En Allemagne le flux migratoire se tarit

Selon le quotidien Bild, plus de la moitié des places disponibles dans les centres de premier accueil de réfugiés en Allemagne sont actuellement vides. En cause : la fermeture de la route des Balkans qui a freiné l'arrivée des migrants. Résultat : sur les 348 361 places réparties sur tout le territoire, seules 157 215 sont actuellement occupées. Après avoir ouvert ses portes à plus d'un million de migrants en 2015, l'Allemagne a vu largement ralentir depuis la fermeture début mars de la frontière gréco-macédonienne. D’après le ministère de l’Intérieur, l'Allemagne avait comptabilisé en février 61 428 demandeurs d'asile, soit environ un tiers de moins que le mois précédent (91 671 personnes).

Dernière màj le 25 août 2017