Accord UE-Grèce : ce qu'en disent les citoyens européens

Pays : Grèce

Tags : Crise grecque

Les députés de l'assemblée parlementaire allemande du Bundestag ont donné, ce vendredi, leur feu vert à des négociations sur un troisième plan d'aide à la Grèce, et ce, à une large majorité. Ce vote était la dernière condition posée pour débuter les négociations, en Allemagne, sur l'étendue du programme d'aide. En France, l'Assemblée nationale et le Sénat ont dors et déjà très largement approuvé l'accord trouvé lundi, entre la Grèce et ses créanciers. Mais comment cet accord est-il réellement perçu dans les différents pays européens ? Nos reportages en Grèce, aux Pays-Bas, en Estonie, en Italie et en Espagne.

Aux Pays-Bas, le reportage d'Antoine Mouteau

Selon l’économiste anti-Euro Alex Sassen Van Elsloo, une sortie de l’Euro est la seul solution si les citoyens néerlandais ne veulent pas que les Pays-Bas ressemblent un jour à la Grèce : "si les pays du sud se dégagent de l’Euro avant nous, vous pouvez être sur que la facture sera très salée pour notre pays; car toutes nos dettes sont détenues par nos banques, nos assurances et nos fonds de pension".

Grèce : vue des Pays-Bas
En Estonie, le reportage de Kolja Kandziora

Pour Raimo Poom, journaliste au quotidien Eesti Päevaleht"les Estoniens eux aussi ont subi un train de réformes très sévères et ils savent aussi qu'ils ont travaillé dur pour remettre leur pays sur les rails. Donc beaucoup approuvent le nouveau plan d'aide à la Grèce. Mais ce que les Estoniens ne comprennent pas, c'est pourquoi le gouvernement grec ne fait rien".

Estonie : regards sur la Grèce
En Italie, le reportage de Gustav Hofer

Réponse violente de Renato Brunetta, membre du parti de Silvio Berlusconi, à l’issue de la crise grecque : "L’Allemagne essaye par le biais de l’Europe de gagner sa troisième guerre mondiale. Elle est de moins en moins sympathique aux Italiens, et avec l’Allemagne, c’est l’Europe qui devient de moins en moins sympathique."

L'Europe et la Grèce : le débat en Italie
En Espagne, le reportage de Marion Touboul

Arturo Toro, membre du Parti populaire espagnol (conservateurs) estime que l’issue des négociations était prévisible : "Les Grecs sont tombés dans le piège du populisme. Les Espagnols vont se faire avoir avec Podemos car leur programme se résume à : du pain pour aujourd’hui et la faim pour demain."

Espagne : la Grèce fait bouger les lignes
En Grèce, le reportage d'Adéa Guillot

Les Grecs ne savent pas sur quel pied danser. Les réactions divergent, entre soulagement et anxiété. Pour M. Dermitzakis, bijoutier à Athènes, "les gens n’ont pas d’argent pour consommer, et ils n’en auront pas plus demain avec ces mesures. Les mesures qui nous arrivent sont catastrophiques".

L'accord vu d'Athènes