|
1

Simon Schwartz, un Allemand à Angoulême

Simon Schwartz est apprécié en Allemagne comme en France. Il a publié trois livres salués par la critique, tous disponibles en français : "De l'autre côté" ("drüben!", nominé pour le "deutscher Jugendliteraturpreis"), "Dans les glaces" ("Packeis", "Max und Moritz-Preis", meilleure bande dessinée allemande 2012) et "Vita Obscura". La version française de "Vita Obscura" est aujourd'hui nominée pour le "Prix Lycéen de la BD 2016".

En janvier, juste avant Angoulême, un ouvrage qu'il édite sort chez avant-verlag. Un livre consacré à un précurseur de la bande dessinée, Rodolphe Töpffer. Et il travaille actuellement à un projet d'ampleur dont la sortie est prévue pour 2017 : "IKON".

 

A travers les cinq épisodes de notre série, suivez Simon Schwartz de son atelier aux derniers préparatifs avant son déplacement à Angoulême :

L'éditeur de Simon Schwartz : avant-verlag 

 

"J'ai réalisé lors d'une conférence sur les BD françaises d'auteur que cette nouvelle vague n'était pas disponible en Allemagne", raconte l’éditeur Johann Ulrich. Une lacune aujourd'hui comblée : sa maison d'édition, fondée en 2001, occupe désormais quatre personnes et publie environ 18 livres par an. 

 

Vu d'Allemagne : le festival d'Angoulême 

 

"Le monde entier se rencontre à Angoulême", raconte Johann Ulrich, le fondateur d'avant-verlag. S'il se rend au festival chaque année, c'est avant tout "pour rencontrer les collègues français, mais aussi espagnols, scandinaves, hollandais...". Un enjeu est de leur présenter ses meilleures nouveautés, en espérant éveiller leur intérêt ; un autre est de découvrir les livres qui font l'actualité, en vue de parutions, mais également de projets plus ambitieux, comme cette édition d'une intégrale des albums de "Grand Vampire" de Joann Sfar, co-produite avec un éditeur espagnol. "On a changé le format, la couverture et même le titre – et du coup transformé une série française en un bel objet", relate-t-il avec fierté. "Ce genre d'idées naît à Angoulême".

 

La BD allemande est aussi accessible au public : depuis 2014, la Deutscher Comic-Verein tient un stand avec des ouvrages de différents éditeurs, et rencontre "un bel écho", selon Axel Halling, membre de l'association. "Beaucoup de gens expriment leur contentement, 'enfin des BD allemandes' !". Pas étonnant quand on sait à quel point la scène s'est développée ces dernières années. "En 2002, j'étais pour la première fois à Angoulême, on n'était pas beaucoup", se souvient Ulrich. "Maintenant, je croise toujours plus d’auteurs allemands, ils dédicacent les versions françaises de leurs bouquins". C'est ce que fera justement Simon Schwartz avec "Vita Obscura" sur le stand de Ici Même

Dernière màj le 18 janvier 2016