Norvège : familles brisées

Pays : Norvège

Tags : enfance maltraitée, Barnevernet, politique familiale

Le "Barnevernet", initialement créé par l’Etat norvégien pour protéger l’enfance maltraitée, montre aujourd'hui ses limites implacables.

Norvège, Familles brisées
Norvège : familles brisées En voulant sauvegarder l’enfance, la Norvège détruit des vies d’enfants et de parents... Norvège : familles brisées

 

Enfants confisqués d’autorité sur simple dénonciation et placés dans une famille d’accueil sans concertation ni information préalable, ni possibilité de les récupérer pour les parents biologiques.

En voulant sauvegarder l’enfance, la politique familiale de la Norvège détruit des vies d’enfants et de parents démunis devant le dysfonctionnement du système.

Une équipe d’ARTE Reportage a suivi trois familles dans leur lutte contre le système norvégien.

De Aline Fontaine, Ludovic Fossard et Yann Varenne – ARTE GEIE – Découpages – France 2016 - Rediffusion

 

Interview

La majorité des Norvégiens fait une confiance aveugle au Barnevernet, en dépit des erreurs judiciaires et de la cruauté du système, qui sépare parents et enfants au nom de leur bien-être. La journaliste Aline Fontaine nous explique pourquoi il en est ainsi.

 

Vers une interdiction des châtiments corporels ?

Dans le monde, 49 Etats ont adopté une législation interdisant totalement les châtiments corporels sur les enfants. Cinquante-sept autres ont exprimé la volonté d’aller dans cette direction mais n’ont pas encore légiféré. L’article 19 de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant (CNUDE) garantit à tout enfant le droit de vivre à l’abri des menaces de violence et oblige les États parties à prendre des mesures appropriées pour protéger les enfants contre toute forme de violence.

Au niveau européen, 29 pays membres du Conseil de l’Europe ont interdit les châtiments corporels. La France, interpellée par le Conseil de l’Europe en mars 2015 pour le non-respect de la Charte européenne des droits sociaux, s’est engagée vers une interdiction totale en 2016. Le 2 juillet, l’Assemblée nationale a voté un amendement à la loi « Egalité et citoyenneté », interdisant totalement les punitions corporelles. Le texte doit encore être validé début octobre par le Sénat avant d’entrer en vigueur.

 

Dernière màj le 19 août 2017