|

Migrants en Europe : trois pays, trois modèles d'intégration

Pays : Union européenne

Tags : Réfugiés

Comment nos voisins font-ils pour intégrer les réfugiés ? ARTE Info a sélectionné trois pays : l’Allemagne, l’Italie et l’Estonie. Les trois cas permettent de mettre en lumière les différentes voies choisies par les membres de l’UE pour gérer le flot de migrants.

Après les agressions de Cologne, l'Allemagne durcit le ton 

A voir aussi :

En Bavière, des cours d'intégration pour enseigner les coutumes aux réfugiés. 

Le pays a démontré être l’un des plus actifs pour l’intégration des migrants. Berlin a mis sur pied en novembre des mesures pour accélérer les procédures et faciliter le rapatriement en cas de refus. Cependant, suite aux agressions sexuelles à Cologne durant la Saint Sylvestre, Berlin a durci ses conditions : le contrôle aux frontières a été rétabli et un certain nombre de réfugiés a été refoulé en Autriche. L’asile sera automatiquement refusé à toute personne condamnée à une simple peine de prison avec sursis, contre trois ans auparavant. L’Allemagne a en outre menacé de réduire les fonds structurels versés par l’Union européenne aux pays qui refusent le principe des quotas, notamment la Hongrie, la Pologne, la République tchèque et la Slovaquie.

 

Allemagne VF

L'Italie, sous la pression suite aux nombreux drames en Méditerranée

Le pays est confronté à de véritables drames humains en raison de la pression migratoire. En 2014, un budget de 628 millions d’euros - en partie couvert par les fonds de l’UE - a été alloué à la gestion des réfugiés. Dans ce cadre, une trentaine de communes d’Italie du nord ont mis sur pied un réseau de micro-accueils, afin de diminuer les tensions entre communautés de migrants. Les initiatives émanant de privés et d’organisations humanitaires sont aussi nombreuses. Certains hôtels offrent des lits, tandis que d’autres, à l’instar de la coopérative K-pax, garantissent des cours d’italien, de l’argent de poche, une prise en charge médicale et éducative, ainsi qu’un soutien pour la recherche d’un emploi ou de logement.

 

Italie VF

 

L'Estonie, opposée à l'accueil de nouveaux réfugiés

Aucune mesure notoire pour l’intégration des réfugiés n’a encore été mise en œuvre en Estonie, outre une aide de 90 euros par mois et par personne. Le manque d’engagement du pays en faveur de l’intégration des migrants peut s’expliquer par sa trajectoire historique. Les pays baltes n’avaient encore jamais été confrontés à des vagues migratoires provenant d’Afrique du nord et du Moyen Orient. De plus, l’Estonie est encore marquée par l’occupation soviétique qui s’est maintenue sur son territoire jusqu’en 1991. Plus récemment, le pays a freiné les dépenses sociales afin de pouvoir rejoindre la zone euro. Jusqu’en 2013, l’Etat n’accordait l’asile qu’à une vingtaine de personnes par an.

 

Estonie VF

Comment l’Union européenne veut-elle répartir les réfugiés ?

La Commission européenne souhaite répartir 160 000 réfugiés présents sur son territoire. Le contingent que chaque pays doit accueillir est calculé sur la base de divers indicateurs, notamment le nombre d’habitants, le PIB, le taux de chômage ou le nombre de migrants déjà accueillis. Certains pays ayant dépassé le quota verront ainsi leur nombre de réfugiés diminuer, comme c’est le cas pour l’Italie.

 

UE FR
 

 

Dernière màj le 8 décembre 2016