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Quo vadis Europa ?

Pays : France

Tags : Emmanuel Macron, Présidentielle

La fable de la longue-vue et du tournevis selon Emmanuel Macron

Le 10 et 11 janvier, Emmanuel Macron est à Berlin. Pour y parler du couple franco-allemand, mais aussi pour y marquer son attachement à l’Europe. Une Europe de la souveraineté, à 100 jours de l’élection présidentielle.

Macron, l’européen
Macron, l’européen L'Europe est au cœur de la visite de 48 heures du candidat Emmanuel Macron à Berlin.  Macron, l’européen

Ce voyage à Berlin à Berlin était placé sous le signe de l’Europe. Une visite partagée entre les dossiers du moment -le terrorisme ou la crise migratoire-, et la vision à long-terme de l’intégration européenne. C’était l’ambition de ce séjour très politique de deux jours, mais aussi une façon de donner une épaisseur internationale et européenne à la stature du candidat d’En marche à l’élection présidentielle. A chacune de ces interventions, Emmanuel Macron assume son ambition d’Europe. D’abord en saluant le courage d’Angela Merkel sur le dossier des migrants qui a "rendu sa dignité à l’Europe", et puis en délivrant sa vision de l’Europe. A regarder son discours prononcé à l’université Humboldt, il reprend à son compte la phrase de Jacques Delors, pour qui l’Europe a besoin d’une vison. Pour lui, il faut une Europe de la souveraineté, loin de l’Europe puissance, qui reposerait sur cinq piliers :

- La sécurité intérieure (agence de renseignement, renforcement de Schengen et instauration via un corps de gardes frontières européens aux frontières externes….) et extérieure (défense commune pour ceux qui la veulent, accord de coopération avec les pays du Sud, aide au développement renforcée… ), 
- La monnaie, (renforcement du contrôle et budget de la zone euro… )
- La politique commerciale,
- Le développement durable
- La révolution numérique

Tout cela s’accompagne d’une vision ambitieuse, nécessitant la restauration de la confiance entre la France et l’Allemagne. Il veut que soit mis en place une éthique européenne, basée sur le volontarisme politique. "L’urgence n’est pas le bricolage de nos institutions, qui est toujours le signe d’une démocratie faible. La priorité est de récréer le débat et la confiance, de forger un projet et d’avancer concrètement. Que l’Europe fasse de la politique car nos concitoyens, au fond, l’exigent."

Il reste 100 jours à Emmanuel Macron pour séduire, et notamment sur ce thème européen. La route est encore longue et la campagne commence à peine. Selon lui, les Français en ont envie d’Europe. Il sait aussi que sa vision prendra plus de temps qu’un quinquennat. "La refondation européenne ne se fera pas en un jour, cela prendra des années. Quand les choses demandent du temps, il est encore plus urgent de les entreprendre."

Dernière màj le 11 janvier 2017