Italie : chinois ou italien ?

ARTE Reportage - samedi, 6 mai, 2017 - 18:35

Pays : Italie

Tags : communauté chinoise, secteur textile, prêt-à-porter

En Toscane, tout près de Florence, le déclin de l’industrie textile "made in Italy" a laissé la place à l’industrie du prêt-à-porter chinois.

Chinois ou Italien?
Italie : Chinois ou Italiens ? En Toscane, tout près de Florence, le déclin de l’industrie textile made in Italy a laissé la place à l’industrie du prêt-à-porter chinois… Italie : Chinois ou Italiens ?

 

L'implantation chinoise à Prato, à une quinzaine de kilomètres au nord-ouest de Florence, remonte aux années 90. En provenance de Wenzhou, les premiers arrivants travaillent dans le secteur textile, à l'époque l'un des plus florissants de la péninsule. Très vite, certains d'entre eux se mettent à leur propre compte pour prolonger la filière en fabriquant du prêt-à-porter, alors que les industriels italiens se limitaient aux tissus.

 La communauté chinoise de Prato, qui compte autour de 50 000 personnes, est la troisième d'Europe après celles de Londres et de Paris. Pourtant, la deuxième ville toscane recense seulement 190 000 habitants… Un Pratésien sur quatre est donc chinois, comme 40 % des bébés qui naissent à l'hôpital.

Logée dans un ancien bâtiment d’usine, une école accueille les enfants de la diaspora. Chaque week-end, 1 500 d’entre eux renouent avec leur culture d’origine en apprenant le chinois, les arts martiaux et les danses traditionnelles.  

Nés dans la péninsule, âgés entre 16 et 18 ans, ballotés entre deux cultures, ils expriment la difficulté à s’émanciper pour se construire un avenir sans renier leurs envies ni leurs origines…

 

De Teresa Paoli, David Becheri et Pamela Maddaleno – ARTE GEIE / Upian Productions – France 2017

Reportage dessiné

Après Londres, Paris abrite la deuxième communauté chinoise d’Europe. Mal connue, victime de vieux clichés, elle peine à trouver sa place dans la France de 2017. C’est encore vrai pour les enfants de la troisième génération auxquels s’est intéressé le dessinateur Grégory Mardon. Dans un récit personnel, il évoque le malaise de jeunes bataillant ferme sur la question identitaire. Quand il a commencé, Grégory ignorait tout de son sujet, son reportage dessiné est d’abord l’histoire d’une rencontre.

Nous vous proposons deux manières de lire cette BD : en vidéo ou sur une page web à scroller.